Romans et Lectures - Blog de lecture

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5 31 juillet 2008

Fight Club - Chuck Palahaniuk

Fight-Club-Chuck-Palahniuk-Photo-Savon

"La première règle du fight club est : il est interdit de parler du fight club."

Chuck Palahniuk, Fight Club.

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Posté par Calepin à 20:29 dans LECTURES
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10 24 juillet 2008

Cul-de-sac - Douglas Kennedy

Nick Hawthorne décide sur un coup de tête de plaquer son boulot de journaliste afin de voir enfin du pays. En quête d'exotisme et de grandes étendues, il jette donc son dévolu sur l'Australie. Il débarque dans la bourgade sans charme de Darwin avant d'entamer son périple vers l'outback, l'arrière-pays australien. En chemin, il rencontre Angie, une jolie et entreprenante australienne... Si entreprenante qu'elle fait de Nick son mari malgré lui, pour le meilleur mais surtout pour le pire...

Cul_de_sac_Douglas_Kennedy

Tous les cavaleurs impénitents ont l'angoisse du syndrome "Liaison fatale",  mais "Cul-de-sac" donne une nouvelle dimension à cette virile angoisse... (Je ne suis pas cavaleur, mais ma sensibilité masculine me permet d'avoir une idée suffisamment précise de la question... de plus, Hugh Grant, dans "4 mariages et un enterrement", ne fait-il pas lui-même référence à Glenn Close quand Andie MacDowell lui déclare pince-sans-rire son désir de se marier au réveil de leur première nuit d'amour ?...)

Quoi qu'il en soit, Glenn Close trouve sa maîtresse en la personne d'Angie, plus en muscle qu'en finesse, à l'image de l'ensemble du roman d'ailleurs... car amateur de belle littérature, "Cul-de-sac" n'est pas fait pour vous. Le livre est écrit à la première personne sur un langage peu châtié, très roman noir, que j'ai personnellement trouvé un peu artificiel au début, mais auquel j'ai fini par m'habituer...

Quelle dépaysement avec "Une relation dangereuse" ma précédente lecture du même auteur ! Étonnant cette faculté de changer ainsi de ton, d'écriture et de style. Pour l'histoire en revanche, s'il est difficile de comparer les quartiers chics de Londres de "Une relation dangereuse" avec le village sordide de Wolanup décrit dans "Cul-de-sac", on retrouvera, mais cette fois avec des rôles inversés, le même schéma du couple a priori normal, mais dont un des membres se révèle diabolique et finit par persécuter son conjoint. Je n'ai pas lu d'autre Kennedy pour savoir si c'est un thème récurant dans son oeuvre, mais il semblerait que cet homme ait une vision quelque peu paranoïaque de la vie de couple...

Pour conclure, après les nombreux commentaires citant "Cul-de-sac" comme l'un des meilleurs livres de Kennedy, j'ai donc souhaité par me rendre compte de ce qu'il en était, et si cet opus est effectivement meilleur, il ne s'agit tout de même pas d'un chef d'oeuvre... par contre, un bon petit roman noir à lire sur votre lieu de vacances, que vous aurez eu la sagesse, messieurs, de ne pas choisir en Australie...

Gangoueus a  bien aimé (sans crier au chef d'oeuvre non plus), comme Sophie, Goelen et beaucoup d'autres (Pom, Fantasio, etc..). Constance a apprécié, mais a regretté une fin un peu bâclée, un reproche également formulé par Julie. En revanche, il me semble que Brize et Liliba n'ont pas du tout aimé ce roman...

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Posté par Calepin à 22:11 dans LECTURES
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12 21 juillet 2008

Tag - L'alphabet des auteurs

pochoir_alphabetSentinelle me gratifie d'un tag [?] bien compliqué : l'objet en est l'inventaire de ses meilleures lectures en choisissant un auteur par lettre de l'alphabet. Facile au premier abord, ce petit devoir de vacances s'est révélé bien plus ardu que prévu, car si les auteurs se bousculent pour certaines lettres (le C notamment), ils se font rares pour d'autres... Il s'agit en tout cas d'un gros effort de mémoire, et j'ai du passé à côté de quelques bonnes lectures qui me reviendront peut-être par la suite...

A : AUSTEN, Jane - Orgueil et préjugés

B : BARJAVEL, René - Ravage

C : COUPLAND, Douglas - Génération X

D : DOSTOIEVSKI, Fedor - Les frères Karamazov

E : ELLIS, Bret Easton - Moins que zéro

F : FAULKNER, William - Sartoris

G : GIDE, André - Les nourritures terrestres

H : HEMINGWAY, Ernest - Le vieil homme et la mer

I : ? (IONESCO, sans trop de conviction...)

J : JAMES, Henry - Le tour d'écrou

K : KAFKA, Franz - La métamorphose

L : ? (J'ai failli choisir le catalogue LEROY MERLIN, il faut que j'allège ma charge de bricolage...)

M : MILLER, Henry - Tropique du capricorne

N : ? (NERVAL peut-être...)

O : ORWELL, George - 1984

P : PROUST, Marcel - Du coté de chez Swann

Q : QUEFFELEC, Yann - Les noces barbares

R : ? (RIMBAUD, poésies...)

S : SALINGER, J.D. - L'attrape-coeurs

T : TOURNIER, Michel - Le Roi des aulnes

U : URIS, Leon - Exodus

V : VIAN, Boris - L'écume des jours

W : WELLS, Herbert George - La machine à explorer le temps

X : ? (l'auteur inconnu...)

Y : YOURCENAR, Marguerite - L'Oeuvre au noir

Z : ZOLA, Emile - Germinal

Voilà. Rien d'extraordinaire dans cette liste, assez classique finalement et pas très représentative de mes goûts véritables puisque mes auteurs préférés se situent aux lettres C et D essentiellement. Le classement par ordre alphabétique a en effet l'inconvénient de placer sur le même niveau des auteurs que je n'apprécie pas forcément tous avec la même conviction. J'ai séché sur beaucoup de lettres que je compléterai peut-être par la suite...

Il est de tradition de refiler les tags, aussi ne vous privez pas de celui-ci chers lectrices et lecteurs. Je serais tout de même curieux de voir le résultat pour un gros* lecteur tel que Fantasio par exemple, mais qu'il ne se sente surtout pas obligé d'y participer, ce tag pouvant se révéler fastidieux...

*référence au nombre de livres lus par semaine bien entendu...

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Posté par Calepin à 10:04 dans Tags / rites de la blogosphère
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19 15 juillet 2008

Une relation dangereuse - Douglas Kennedy

Sally Goodchild est une journaliste américaine, correspondante à l'étranger pour le Boston Post. Elle couvre les conflits aux quatre coins de la planète. C'est au cours d'un reportage en Somalie qu'elle fait la connaissance de Tony Hobbs, un anglais lui-même reporter pour le Chronicle. Et ce qui devait arriver arrive : ils tombent amoureux...

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Contrairement à ce que vous pourriez penser, ces quelques lignes abruptes ne résument que les 30 premières pages de ce bouquin qui en compte un peu plus de 400. Autant dire que l'on ne perd pas de temps en roucoulades romantiques chez les reporters de guerre... D'ailleurs, l'auteur se sent obligé de s'excuser auprès de son lecteur, par la voix de son héroïne : "Si ce n'était pas donner dans les clichés de la parfaite histoire d'amour, je dirais qu'à partir de ce moment-là nous sommes devenus inséparables..."

Et sur ce même rythme effréné, Sally tombe enceinte, se marie, quitte Le Caire pour s'installer dans une maison d'un quartier chic de Londres... et on n'a pas encore lu 60 pages.

Alors on se dit qu'il va y avoir de l'action, que Douglas Kennedy est un écrivain hyperactif et que ce roman va être épuisant, car il va nous tenir en haleine jusqu'à l'aube...

Hélas, le soufflet retombe avec l'accouchement laborieux de Sally et surtout sa grosse déprime postnatale. Car Sally doit suivre un traitement à base de tranquillisants et d'antidépresseurs, et non contents d'endormir notre pauvre Sally, ils semblent avoir également un effet soporifique sur le lecteur, à moins que ce ne soit sur l'auteur lui-même...

L'analyse des différences culturelles entre anglais et américains (un peu caricaturale) et l'espoir d'être réveillé par un rebondissement de dernière minute nous font cependant tenir. Et il est vrai que le dernier tiers du roman finit par nous tirer de notre torpeur, suffisamment pour le lire d'un trait (ou d'une traite, je ne sais jamais), mais sans nous offrir ce magnifique dénouement que nous aurions bien mérité pour notre persévérance...

Pour tempérer mon propos, il faut cependant dire que j'enchaîne par un malheureux concours de circonstances les livres traitant de la dépression (Face aux ténèbres, Le goût de la mère et maintenant Une relation dangereuse) et qu'il y a peut-être aussi une forme de saturation de ma part...

Bref, Une relation dangereuse est ma première rencontre avec Kennedy et vous aurez compris que je suis quelque peu resté sur ma faim. Si j'osais, je dirais que la montagne accouche d'une souris...

PS : je me permets de déconseiller ce livre aux femmes enceintes, et je ne lèverai l'interdiction qu'à partir du 6ème mois après l'accouchement... :)

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Posté par Calepin à 21:49 dans LECTURES
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