Romans et Lectures - Blog de lecture

Chroniques littéraires, commentaires, critiques et fiches de lectures : bienvenue sur le blog de lecture de Calepin.

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16 29 septembre 2008

De Niro's Game - Rawi Hage

Liban, au début des années 1980. A Beyrouth-Ouest, dans le chaos d'une ville où règne la loi des armes, le jeune Bassam rêve d'Europe. Son ami d'enfance, Georges, brûle sa jeunesse dans les violences de la guerre civile. Livrés à eux-mêmes, les jeunes de Beyrouth voient dans la guerre et ses dangers un décor à la mesure de leur insouciance. Mais les horreurs du conflit et la mort qui les rattrape auront bientôt raison de leur fougue...

"Je n'avais plus aucun intérêt pour l'écho des abattoirs, la course lourde des talons, les feux d'artifice. Je n'avais d'oreille que pour les vagues qui jutaient sous le pont, plongeaient sur le pare-brise, venaient me lécher les pieds."

Rawi Hage - De Niro's game - Couverture

"De Niro's Game" : un drôle de titre, sonnant bizarrement. Au Québec, le livre est paru sous le titre "Parfum de poussière" qui n'était pourtant pas si mal. "De Niro's Game" fait allusion à la scène de la roulette russe du film "Voyage au bout de l'enfer" de Michael Cimino, dans lequel joue l'acteur américain Robert De Niro. Dans le film déjà, cette scène avait une forte portée symbolique. La roulette russe, comme image de la futilité de la guerre, de la légèreté de nos vies, de la marche implacable du destin.

"De Niro's Game" transpire la violence. Violence du récit, violence de l'écriture aussi. Rawi Hage alterne les phrases courtes, saccadées comme un tir d'arme automatique, et des phrases très longues, qui laissent à bout de souffle. Il utilise parfois les répétitions, pour marteler ses idées, jouer sur le rythme. Il n'épargne personne, ni son personnage hanté par ses faiblesses et ses obsessions, ni le lecteur qui doit s'accommoder d'un style nerveux, parfois chaotique, de forme inhabituelle, avec des dialogues faisant corps avec le récit.

"J'ai mordu ma lèvre gonflée, ignoré mes côtes meurtries et je leur ai demandé de descendre lentement. J'ai dit : Lentement. Puis lentement, j'ai redit : Lentement."

Finalement, un très bon roman, au style vif et prenant. Le livre a également le mérite de donner un éclairage différent sur un conflit que l'on ne connaît souvent que par les livres d'histoires ou des articles de journaux.

Ce livre a reçu le prix des Libraires du Québec 2008 puis le prestigieux prix Impac 2008 de ce coté de l'Atlantique. Il est accueilli avec enthousiasme sur la plupart des blogs de lecture.

Ce livre m'a été offert, comme à beaucoup de blogueurs, par le site ChezLesFilles et les éditions Denoel que je remercie. Cela n'a joué en rien sur l'objectivité de mon jugement. La preuve avec le roman de Florence Ben Sadoun, que j'ai reçu de la même manière, et pour lequel j'ai donné mon avis avec la même sincérité...

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Posté par Calepin à 10:14 dans LECTURES
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12 22 septembre 2008

Tu me lis une histoire ?

Crotte de nez - Alan Mets - CouvertureQuel parent de jeunes enfants n'a pas été tenté, le soir au moment du couché, de remettre au lendemain la lecture de l'histoire du soir, prétextant l'heure tardive ou une journée de travail harassante...

Quelle erreur ! Car en plus de passer à coté d'un grand moment de bonheur familial [1], on prive l'enfant de tous les bienfaits de la lecture du soir... Et oui, on s'en doutait un peu, mais il est maintenant prouvé que la lecture faite aux jeunes enfants avant le couché stimule leur développement et facilite l'apprentissage de la lecture et du langage. Elle développera même sa motricité si on le laisse tourner les pages.. De quoi culpabiliser un peu, non ?

Et pourtant, malgré tous ces bienfaits, nous lisons de moins en moins à nos enfants, la faute à nos emplois du temps surchargés qui transforment ce moment en véritable corvée pour beaucoup de parents, mais aussi à la concurrence déloyale de la télévision et d'internet [2].

Prout de mammouth - Noé Carlain - CouvertureCertains irréductibles lecteurs résistent cependant, comme le montre ce bel exemple de lecture collective familiale. A plus grande échelle, de nombreuses associations, conscientes de l'effet positif de la lecture dans les milieux défavorisés, ont des programmes de distribution de livres dans ces familles (Il y en a aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, mais je n'ai pas trouvé d'équivalent français [3]).

Chez nous, la privation de lecture du soir est devenue la menace ultime pour mes deux enfants, au même rang que la privation de dessert, et la récompense ultime est l'histoire-bonus, cette deuxième histoire si souvent quémandée, mais chèrement acquise...

C'est donc en hommage à ce grand (et désormais d'utilité publique) moment de lecture familiale, et pour faire plaisir à mes deux petits lecteurs que je vous livre leurs deux coups de coeur du moment, à savoir "Crotte de nez" de Alan Mets et "Prout de mammouth" de Noé Carlain et Anne Laura Cantone, dont les couvertures illustrent pour leur plus grande joie le présent article.

[1] à l'intention des futurs parents : je simplifie un peu là, ça ne se passe pas toujours exactement comme ça...
[2] je n'ose imaginer les chiffres de l'alphabétisation pour les enfants de cadres blogueurs téléphiles...
[3] plus d'infos sur le don de livres en France sur cette page du Centre National du Livre

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Posté par Calepin à 08:31 dans Blabla lecture
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12 17 septembre 2008

Une gourmandise - Muriel Barbery

Le plus grand critique culinaire du monde va mourir demain. Avant de mourir, il veut se souvenir de la saveur ultime, celle qui lui permettra de partir l'esprit serein, apaisé. Alors, il se souvient et passe en revue ses plus grands moments de plaisirs gustatifs...

Une gourmandise - Muriel Barbery - Couverture

Après avoir lu et apprécié "L'élégance du hérisson", c'est avec beaucoup de curiosité que j'entamais la lecture de ce petit roman. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, "Une gourmandise", publié aux éditions Gallimard en 2000, est antérieur à "L'élégance du hérisson", mais a bénéficié très logiquement du succès de son grand frère pour sortir de l'ombre toute relative dans laquelle il somnolait (ce roman a reçu en 2000 le Prix du meilleur livre de littérature gourmande et en 2001 le prix Bacchus BSN).

J'ai donc retrouvé avec plaisir dans "Une gourmandise" l'écriture si plaisante de Muriel Barbery, écriture dont on a dit beaucoup de choses ces derniers temps : certains la jugent trop sophistiquée, voire pédante, d'autres la trouvent simplement élégante voire jubilatoire. Affaire de goûts. Je n'ajouterai certainement rien de neuf à ce sujet. J'ai cependant remarqué avec amusement que cette auteure, qui doit connaître le Petit Robert par coeur, éprouve malgré tout le besoin d'inventer de nouveaux mots : la "moellesse" par exemple, à mi-chemin entre mollesse et moelleux...

Je n'ai pu en revanche m'empêcher de faire des comparaisons entre les deux romans et de jouer au jeu des ressemblances. Très logiquement, on retrouve le même style donc, mais plus étonnamment, on retrouve également quelques éléments de "L'élégance du hérisson", dont une concierge se prénommant Renée... cela ne vous rappelle rien ?

On retrouve enfin dans "Une gourmandise" le goût de Muriel Barbery pour l'art et l'éclectisme, culinaire cette fois-ci. Et il est étonnant de voir comme ce petit bout de femme maîtrise son sujet (et l'on s'étonne encore qu'elle paraisse si fine sur les photos alors qu'elle parle si bien de gourmandise !). Elle est cependant peut-être un peu moins convaincante lorsqu'elle aborde - certes brièvement et de façon anecdotique - la lutte des classes, sujet où elle semble bizarrement un peu moins à l'aise. On retrouve d'ailleurs là une des critiques souvent formulées à l'encontre de "L'élégance du hérisson".

Le livre donne au final l'impression d'être un prétexte à un tour de force littéraire, comme une sorte de figure imposée dont Muriel Barbery sort avec les honneurs et la note technique maximale. Une note artistique un peu moins élevée en revanche, pour la fin un peu décevante et le sujet qu'un ouvrage plus copieux aurait peut-être fini par rendre indigeste comme ces amuse-bouches dont on raffole mais dont il ne faut abuser...

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Posté par Calepin à 22:38 dans LECTURES
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11 15 septembre 2008

Cher premier amour - Zoé Valdés

Zoé Valdés - Cher premier amour - Couverture

"Parce qu'elle étouffe entre ses filles et son mari, Danaé fuit sa maison de La Havane. Un soir, elle se retrouve dans la campagne où elle vécut autrefois une passion pour une jeune Indienne qui l'initia aux mystères de la nature, du corps et de la forêt, qui essaie de parler aux hommes mais que ceux-ci n'entendent pas...(quatrième de couverture)"

"Cher premier amour" est un étrange roman mêlant allègrement le fantastique et le réalisme le plus cru (pour ne pas dire le plus sordide...), dans une écriture très agréable, souvent poétique.

"Moi, c'est la poésie qui m'a tout appris, c'est elle que je dois remercier de l'amour que j'éprouve pour la nature, pour la terre, pour les arbres, pour la mer. Avant d'avoir lu la poésie, j'avais tout d'une aveugle, d'une muette aussi, car je ne savais pas exprimer ma pensée, les mots ne me venaient pas."

L'auteur aborde les thèmes de la condition féminine à Cuba, de l'adolescence aussi. Faut-il voir dans l'écriture tumultueuse de Zoé Valdés une façon de nous faire ressentir les affres de l'adolescence ?

"Elle était à l'âge où souvent le rêve et l'aventure se confondent."

Et l'auteur de donner ainsi voix tout à tour à une valise, à un arbre, aux lutins de la lagune... Ce roman est bien écrit, mais j'ai fini pas me lasser du mélange poésie/conte/sordide. Et totalement perdu dans les dédales de l'imaginaire de Zoé Valdès, j'ai fini par stopper ma lecture, à la moitié du roman...

Ce roman semble moins lu que "La douleur du dollar". Peut-être aurait-il fallu commencer par là ma découverte de Zoé Valdés.

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Posté par Calepin à 09:03 dans Abandons de lecture
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12 12 septembre 2008

Une pièce montée - Blandine Le Callet

Dans "Une pièce montée", Blandine Le Callet nous fait vivre un mariage au travers de ses  protagonistes. Originalité du roman : l'auteur a pris le parti d'attribuer un chapitre à chacun de ses personnages.

Il  ne s'agit cependant pas du mariage de monsieur et madame tout le monde, mais d'un mariage très chic, en milieu bourgeois, donnant prétexte à l'auteur à une satyre en règle des us et coutumes du milieu, de ses conventions, de ses hypocrisies...

Une pièce montée - Blandine Le Callet - Couverture

Ayant lu beaucoup d'éloges sur ce petit roman, j'en abordais la lecture avec un enthousiasme consolidé par les premières pages. Une lecture agréable, une écriture limpide, des personnages qui sonnent juste, de l'humour... On se dit que le roman n'a pas usurpé sa réputation. Mais à la longue, je me suis tout de même un peu lassé de cette écriture très simple, de ces petites phrases un peu répétitives. De plus, certains personnages sont un peu caricaturaux : un manque de profondeur apparent dû au format très réduit ? On parcourt malgré cela le roman de bout en bout sans effort et quelques passages sont très réussis...

Un petit détail  : il me semble que tous les personnages du roman ont en commun une sorte de désespoir. Je ne pense pas être d'un optimisme béat mais est-ce possible que tous soient à ce point désespérés ? J'ai trouvé que cela nuisait un peu à la satire, en donnant aux personnages les plus cruels une profondeur qu'ils ne méritaient pas...

J'ai lu ce roman cet été, donc pendant la "saison" des mariages. Et je dois avouer que j'y ai assisté avec un oeil différent suite à la lecture de ce roman... 

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Posté par Calepin à 09:44 dans LECTURES
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14 08 septembre 2008

La fausse veuve - Florence Ben Sadoun

La fausse veuve - Florence Ben Sadoun - CouvertureSi vous avez fréquenté les blogs de lecture ces derniers temps, le nombre d'articles sur "La fausse veuve" de Florence Ben Sadoun ne peut vous avoir échappé... Quel enthousiasme ! Ce roman est-il si génial pour que les blogueurs se l'arrachent à ce point ? L'explication de l'engouement pour cet ouvrage ne tient  pas (qu') à sa qualité littéraire, mais au fait que le site Chezlesfilles.com et les éditions Denoël ont eu la gentillesse (pas totalement désintéressée bien entendu, mais cela fait tout de même bien plaisir) d'en envoyer gracieusement un exemplaire aux blogueurs amateurs de lecture...

Pour ceux qui n'en ont pas encore entendu parler, dans La fausse veuve, Florence Ben Sadoun, s'adresse à son amant disparu, le journaliste Jean-Dominique Bauby, victime d'un grave accident cérébral en 1995 ("locked-in" syndrome) et raconte en vrac ses visites à l'hôpital, le regard des autres, sa difficulté à vivre sa position ambigüe de maitresse et non d'épouse qui en fait pour elle aux yeux des autres une fausse veuve...

Après avoir lu ce petit roman, mon opinion en était si négative que j'ai décidé de faire le tour des blogs de lecture afin de savoir précisément comment il avait été accueilli... Il est intéressant de constater que les impressions vont du très bon au très mauvais (comme le note fort sagement Argantel). Certaines critiques sont  tout de même assez dures... dont celle de Sybilline, qui correspond le plus à mon opinion sur ce roman (son commentaire sur ce livre est cependant bien mieux écrit que je ne saurais le faire, sa modestie dût-elle en souffrir...)

Pour compléter un peu et apporter tout de même mon grain de sel, je dirai que le livre m'a laissé une curieuse impression de décalage entre l'apparente personnalité de son auteur que l'on imagine plutôt spontanée et enthousiaste et une écriture qui donne l'impression d'avoir été longtemps travaillée, raturée, modifiée, bref une écriture bien moins spontanée... Le mélange de tutoiement et de voussoiement lorsqu'elle s'adresse à son amant et l'humour bizarre ont fini de me déconcerter...

Florence Ben Sadoun donne également l'impression d'hésiter entre la volonté de dire et celle de cacher, comme si elle était victime  d'une sorte de pudeur schizophrénique... Le message du roman lui-même m'a paru un peu obscur oscillant entre le récit de témoignage et le règlement de compte...

Bref, ce roman m'a laissé une impression plus que mitigée, mais il faut dire qu'il ne correspond pas à mes goûts habituels en matière de lecture et que je ne l'aurais très certainement pas lu si l'on ne me l'avait offert... Enfin et pour être tout à fait partial, j'ai lu quelques critiques fort enthousiastes sur ce livre dont celle de liliba. A lire donc éventuellement pour se faire sa propre idée...

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Posté par Calepin à 12:35 dans LECTURES
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11 07 septembre 2008

Les bières belges - Hilde Deweer

Un billet à consommer avec modération...

Non, il ne s'agit pas d'un roman, mais en quelque sorte d'un souvenir et surtout d'un clin d'oeil de mon week-end passé à Bruxelles... En arrivant dans l'appartement que m'avait fort aimablement prêté un ami pour l'occasion, j'ai trouvé ostensiblement posé à coté d'une petite note d'accueil griffonnée à la va-vite et d'un plan de la ville, cet ouvrage forcément intriguant pour un français ayant baigné dans une culture de certitudes vinicoles...

Les Bières Belges - Plus de 750 bières...

L'ouvrage, écrit en anglais, en français et en flamand, présente en fait un aperçu alphabétique de plus de 750 bières belges (plus de 1500 pages...). Chaque bière est présentée sur deux pages avec d'un côté une fiche signalétique donnant des informations sur le type de fermentation, la couleur, le degré d'alcool, le goût... et de l'autre côté une reproduction de la bouteille et du verre original.

A la fin du livre, on trouve un petit glossaire de quelques pages, décrivant notamment les différents types de bières belges.

Outre la qualité littéraire discutable de l'ouvrage, on pourra (plus sérieusement) lui reprocher de ne pas donner de classement ou au moins une indication de la qualité gustative des bières présentées, mais il s'agit d'un choix éditorial expliqué en début d'ouvrage et que nous pardonnerons donc facilement à l'auteur...

C'est donc armé de cette bible et de ma "poussette" (j'ai encore des doutes, mais il semble bien que notre caddie français soit en fait une poussette pour les belges francophones) que je suis allé faire quelques emplettes au supermarché "Delhaize" du coin. De quoi tenir jusqu'à mon prochain séjour en Belgique...

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Posté par Calepin à 17:52 dans LECTURES
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17 04 septembre 2008

De l'angoisse de la faute d'orthographe...

Alors que certains blogueurs participent à des finales de championnats d'orthographe (voir ici ou ici), d'autres, moins calés, sont un peu moins sûrs d'eux lorsqu'ils publient un message... Et oui, l'écriture, source de nombreux plaisirs, peut également être source d'angoisses, avec parmi celles-ci celle de la faute d'orthographe (la peur de la page blanche ou la crainte du ridicule feront l'objet d'un prochain billet...). Cette peur de la faute d'orthographe, discrète lors d'un simple courrier se fait plus présente au moment de la publication d'un message sur un blog, et se transforme en sourde angoisse lorsque ledit message est publié sur un blog dit "littéraire". Une angoisse qui doit d'ailleurs participer au fameux stress du blogueur (étonnant non ?)...

L'orthographe à la baguette !

Mauvaises habitudes, connaissances un peu légères en la matière ou simples étourderies, malgré les divers correcteurs orthographiques, je suis persuadé que mon blog - et certainement cet article - laisse passer quelques fautes d'orthographe qui doivent faire bondir les plus pointilleux et pointilleuses d'entre vous (et je ne pense pas qu'aux finalistes de championnats d'orthographe)...

C'est pour cette raison que je vous invite (et même vous supplie) chers visiteurs à me signaler mes éventuelles petites coquilles par un petit message sur cette austère mais efficace page de contact  ou en me laissant un petit commentaire (que je supprimerai bien entendu, ni vu ni connu...). Vous pouvez également cliquer sur le petit tableau coloré que j'ai mis en place pour l'occasion en bas à droite dans la colonne de liens... Avec ça, s'il persiste des erreurs sur ce blog...

A propos de correction d'orthographe, et sans aller jusqu'à embaucher un relecteur professionnel pour vérifier nos écrits, le monde informatique regorge d'outils pour nous épauler dans cette quête de la coquille sournoise tout en gardant à l'esprit que les correcteurs d'orthographe ne sont pas la panacée....

Ainsi, utilisateurs d'Internet Explorer, sachez que le navigateur FirefoxFirefox propose depuis sa version 2.0.0.14 pour être précis, un correcteur intégré qui vérifie en temps réel tous les champs dans lesquels vous saisissez du texte, un outil très pratique, qui a notamment l'intérêt d'être activé par défaut, ce qui évite d'oublier de lancer manuellement le correcteur orthographique de votre traitement de texte en fin de rédaction...

Vous pouvez obtenir le même résultat avec Internet Explorer en installant un logiciel qui s'intégrera au navigateur. Mais il semblerait que seuls les logiciels payants soient réellement efficaces. Les meilleurs correcteurs orthographiques semblent être Antidote et Cordial qui sont très performants, mais ils sont assez chers (120 euros pour Antidote et entre 100 et 200 euros selon la version pour Cordial).

Il existe également des correcteurs d'orthographe en ligne (par exemple Bonpatron ou Translated), dont certains sont assez performants  (pour avoir testé les deux, Bonpatron est plutôt performant, il corrige également les fautes de grammaire basiques), mais ils nécessitent un copier/coller de votre texte, ce qui est un peu trop fastidieux pour être réalisé systématiquement.

Le site Rankspirit propose un outil pour vérifier l'ensemble du contenu de votre site web (et donc de votre blog). Cet outil envoie en fait le contenu de votre site au vérificateur en ligne Bonpatron. A tester, on peut y découvrir quelques (mauvaises) surprises...

Pour les problèmes de conjugaison, il existe également des sites spécialisés tels que Le conjugueur ou La conjugaison, qui peuvent rendre service...

Pour l'anecdote, le site Retourne au CM1, qui propose également un correcteur d'orthographe en ligne basique, épingle les fautes d'orthographe comme autant de trophées. J'ai vérifié : pour le moment, mon blog n'y figure pas...

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Posté par Calepin à 22:48 dans Blabla lecture
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10 02 septembre 2008

La reine des pommes - Chester Himes

La reine des pommes, c'est Jackson, un noir un peu "nature" du Harlem des années 50, victime du "coup de la levure", une arnaque proposant de transformer les billets de 10 dollars en billets de 100... C'est ce que l'on appelle "valoriser du pognon". Forcé de se renflouer, Jackson se retrouve au centre d'un incroyable imbroglio, que vont tenter de percer les inspecteurs Ed Cercueil et Fossoyeur, qui mènent dans ce roman leur première enquête sous la plume de Chester Himes...

La reine des pommes - Chester Himes - Couverture

"Sous cette étendue mouvante, dans les eaux troubles des garnis crasseux, une dense population noire se convulse dans une frénésie de vivre, à l'image d'un ban grouillant de poissons carnassiers qui parfois, dans leur voracité aveugle, dévorent leurs propres entrailles. On plonge la main dans ce remous et on en retire un moignon. C'est Harlem."

Ce roman est une véritable plongée dans les eaux troubles de Harlem. Un polar noir avec ses flics véreux et ses gangsters au vocabulaire fleuri. Et il faut (pour une fois) lire la courte biographie de l'auteur au début de l'ouvrage pour comprendre que celui-ci doit savoir de quoi il parle...

Portrait de Chester Himes"Chester Himes est né en 1909 dans le Missouri. Il fait ses études universitaires dans l'Ohio et, pour les financer, est barman puis garçon d'hôtel. Il fréquente assez vite les proxénètes, revend de l'alcool, tient une table de jeu, et se fait arrêter lors d'un cambriolage pour avoir braqué un couple de particuliers. Arrivé en prison à dix-neuf ans et sorti à vingt-six, il y a, comme Donald Goines ou Edward Bunker, découvert la lecture et est devenu un fervent admirateur de Dashiell Hammett."

Les dialogues de La reine des pommes, sont agrémentés de citations fantaisistes des Écritures et font un usage massif de l'argot. On y retrouve l'inévitable "greluche" mais aussi les "bigorne", "frelot", "maflus", "lingue" ou autres "blases". Quelques refrains de blues viennent compléter l'ambiance de ce bon polar qui ne ménage cependant pas le lecteur en alternant dialogues pittoresques et scènes plus noires...

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8 01 septembre 2008

Un papa peut-il lire à la plage ?

Lecture à la plage...

- Papa, tu me fais un château s'il te plait ?

- Ecoutes fiston, je t'ai déjà fait trois châteaux de sable aujourd'hui, Papa voudrait lire maintenant...

- Papa, fais-moi un château !!!

- Tout à l'heure...

- Non, maintenant !

- Je t'ai dit non ! Maintenant, il faut me laisser lire un peu !

- Fais-moi une voiture alors !

- Non ! Ni un château, ni une voiture, ni une moto, ni un quad, Papa veut lire ! Tu comprends, je suis en train de lire un livre avec des gendarmes et des voleurs qui...

- Ouah, et les gendarmes ils vont mettre les voleurs en prison ?

- C'est justement ce que j'aimerais savoir... Il me reste cinq pages à lire. Ce n'est pas beaucoup cinq pages. Tu me laisses terminer ces cinq pages et je te le fais ton château, avec quatre tours, un pont-levis et même un ascenseur si tu veux...

- D'accord. T'es gentil Papa !

- ...

Alors, un papa (ou une maman bien-sûr, mais il me semble que le papa, surtout lorsqu'il est bricoleur, est plus facilement sollicité pour ce genre de travaux...) peut-il lire à la plage lorsqu'il est accompagné par deux petits promoteurs immobiliers en herbe ? La réponse est Oui, mais il faut bien avouer que cela nécessite une bonne dose de patience et d'abnégation comme vous l'aurez peut-être constaté à la lecture de ce petit instantané de mes vacances...

Bref. Je suis de retour, et il ne me reste plus qu'à vous faire part, dans  un prochain message, de ce fameux livre de gendarmes et de voleurs... :)

Photo : Sand Castle!, Fuzzirella, Flickr

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