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6 30 novembre 2008
Fin de pause
J'ai remarqué qu'une des règles de courtoisie bloguesque voulait que l'on prévienne ses visiteurs d'une éventuelle absence prolongée par un petit message de type "Pause" accompagné d'une brève explication du genre "Suite à une trop forte pression psychologique, l'auteur de ce blog se voit dans la nécessité de prendre quelques jours de recul afin de faire le point avec lui-même" ou "Ayant exceptionnellement réussi à convaincre sa belle-mère de garder ses petits monstres, l'auteur de ce blog a pris le premier train pour Paris pour quelques jours de folie avec la maman desdits petits monstres". Ayant filé bien trop vite pour vous laisser le moindre petit message, je me contenterai donc de vous signaler par cette fort peu courtoise missive ma fin de pause à défaut de son commencement...
Les lectures de ces derniers jours, en attente de billet : "Et si c'était niais ?" de Pascal Fioretto (exercice de style rigolo) et "Génération X" de Douglas Coupland (une relecture, 15 ans après...)
18 23 novembre 2008
Géolocalisation des blogs de lecture francophones
Un petit message pour attirer votre attention sur une bonne idée de Madame Charlotte : celle-ci a en effet pris la courageuse initiative de situer sur une carte Google Maps les blogs de lecteurs et lectrices francophones. On peut consulter cette carte à cette adresse (ou en cliquant sur l'image ci-dessous). Il y a actuellement une cinquantaine de blogs de lecture repertoriés. Un nombre qui pourrait bien vite augmenter : il existe en effet des centaines de blogs littéraires.
J'ai pu ainsi situer quelques blogs de ma blogliste dont ceux de Sentinelle, La Liseuse, Michel, Yspaddaden, Keltia, Karine, Argantel, Katell, Fashion ou Dominique. Comme vous pouvez le constater, mon blog figure également sur la carte (je m'y sens d'ailleurs un peu isolé...).
Pour figurer à son tour sur la Carte des Lecteurs Blogueurs Francophones, il suffit de remplir ce formulaire.
14 17 novembre 2008
Survivant - Chuck Palahniuk
Impressionné par ma lecture de Fight Club, je décidai de poursuivre ma découverte de l'univers déjanté de Chuck Palahniuk avec "Survivant", son deuxième roman, publié en 2001. Cette fois, Palahniuk nous propose de suivre le destin tragique et imaginaire de Tender Branson, seul survivant d'une secte dont les membres ont décidé 10 ans plus tôt de disparaître en organisant leur suicide. Le moins que l'on puisse dire est que le jeune Branson ne ressort pas indemne psychologiquement de cette expérience, pour le plus grand plaisir de Palahniuk, qui ne semble se délecter qu'avec des personnages un peu cinglés...
On peut reprocher beaucoup de choses à Palanhiuk (provocant, brouillon, violent, etc.) mais on ne pourra lui reprocher de manquer d'imagination. "Fight-Club" ne manquait pas de trouvailles, "Survivant" continue sur la même lancée, avec une première surprise sur la forme et la numérotation des pages : le livre commence en effet à la page 365 et au chapitre 47. Un caprice de l'auteur qui colle bien à la construction en compte-à-rebours du récit (c'est de plus très pratique pour savoir rapidement le nombre de page qu'il reste à lire).
Le récit lui-même est étonnant dès les premières pages, écrites à la première personne, avec un narrateur dérangeant (et dérangé). A ce sujet, les rapports entre Tender Branson et son assistante sociale/psychologue font partie des bons (et drôles) moments du livre.
Roman existentiel avec ses personnages suicidaires, critique de notre société de consommation, les thèmes de la religion, du marketing et de la célébrité sont également abordés, avec humour et cynisme.
"Parce que la seule différence entre un suicide et un martyre, vraiment, c'est la couverture presse."
Mais tous cela est très inégal. Passé la surprise des toutes premières pages, il m'a fallu une centaine de pages pour être à nouveau happé par le récit pour finalement décrocher un peu dans le dernier tiers du roman, répétitif et tournant un peu au n'importe quoi, avec des théories sur le sexe qui m'ont semblées un peu simplistes. C'est un peu dommage, car l'idée du roman est bonne, et il y a vraiment de bonnes choses, mais Palahniuk semble avoir un peu bâclé son travail et voulu trop en faire. Parmi les excellents moments du livre : la transformation de Tender Branson par un agent marketing en gourou superstar bodybuildé sous amphétamine et le passage à la moulinette médiatico-marketing de la religion : une bonne idée que Palahniuk va exploiter jusqu'à plus soif...
Malgré cette déception, je n'abandonne pas ma découverte de cet auteur, dont l'humour et l'imagination doivent pouvoir nous donner une oeuvre plus réussie que ce "Survivant".
Je n'ai pas trouvé beaucoup d'avis sur ce roman sur les blogs de lecture : vous pourrez lire ceux de Sassenach (qui a aimé) et de Thracinee (un peu déçue).
PS : Ce roman qui n'a rien d'un policier, est (comme "Fight-Club") très étrangement classé dans la collection "Folio Policier" (et donc dans la catégorie "Policier" des librairies).
22 13 novembre 2008
La souris bleue - Kate Atkinson
Ne vous méprenez pas (comme je l'ai fait) sur le sujet du roman de Kate Atkinson. Son titre enfantin et sa couverture bleu-layette, ne doit pas vous faire oublier qu'il s'agit bien d'une enquête policière et que vous ne serez donc pas à l'abris des habituelles scènes de violence inhérentes au genre (le livre pourrait être classé dans la catégorie "thriller", même si je n'aime pas trop cette appellation souvent un peu réductrice pour un roman)...
Mais réduire ce roman à l'enquête du détective Brodie serait également injuste. Car derrière ces affaires de crimes ou de disparitions d'enfants qu'il cherche à élucider, se cache (entre autres choses) une réflexion sur l'amour parental dans ce qu'il peut avoir de plus merveilleux mais aussi de plus terrible.
Deuxième chapitre. Page 50. Ma lecture de "La souris bleue" s'était plutôt bien déroulée jusque là. Une écriture plaisante, de l'humour, il me semblait alors être tombé sur une parodie des travers de la vie familiale certes grincante mais plaisante et plutôt drôle. Quand soudain je lis : "... lui sectionna la carotide et fit jaillir un immense panache de son précieux et splendide sang." Nettement moins drôle tout d'un coup.
Chapitre suivant. Même topo. Sans prévenir, une jeune maman désemparée trucide son compagnon d'un coup de hache en plein crâne. Ce coup que je n'avais pas vu venir (comme ledit compagnon trucidé, mais avec des conséquences moins définitives en ce qui me concerne) ainsi que le précédent m'ont donc fait progressivement reconsidérer ce roman pour le basculer de la catégorie "parodie sociale" à la catégorie "roman policier atypique"...
Car "La souris bleue" est une enquête, plutôt classique d'ailleurs, mais pas seulement. Personnellement, j'ai d'ailleurs considéré l'enquête comme un élément un peu secondaire, une sorte de trame pour poser les personnages et broder autour. J'espère seulement qu'il s'agissait d'une volonté de l'auteure, sinon elle peut considérer son roman policier comme un échec...
En revanche, les personnages sont plutôt sympathiques. J'ai bien aimé le détective Brodie, certes assez classique dans son côté bourru et malchanceux, mais bien posé et plutôt crédible dans ses angoisses de père.
Car dans ce roman, les parents sont angoissés. Particulièrement les papas, (non pas que les papas soient plus angoissés, mais il s'avère que les deux personnages principaux de ce roman sont des papas). Et cette angoisse est plutôt bien dépeinte. Elle est parfois implicite, parfois beaucoup moins, ce qui donne des scènes ou des dialogues assez cocasses (je suppose cependant que pour des lecteurs n'ayant pas d'enfants, l'effet comique sera largement atténué...)
Au final, le roman est plutôt plaisant, grâce au ton décalé et aux personnages, plutôt bien campés. On notera cependant quelques passages violents et des scènes très crues (vous voilà prévenus). De plus, le récit comporte pas mal de références à des films américains et surtout à des émissions ou des séries TV anglaises, qui parleront peu à un lecteur francophone (quelques explications en note de la part de l'éditeur ou du traducteur à chaque fois).
Du côté des blogs de lecture, vous pouvez également lire les avis de Sophie, Jules ou Solenn qui ont été plutôt enthousiasmées par ce roman.
9 07 novembre 2008
Ebook : ça ne fait que commencer ! [Sony Reader PRS-700]
"- Ouaah, super ton livre de poche, c'est quoi ?
- Oh ça ? C'est une édition brochée de cette année. Tu as vu ce papier-impression mat ivoire recyclé 90 g/m² ?
- Ouaou, pas mal... Moi c'est un 80 g/m2 d'il y deux ans, on sent vraiment la différence... Fais voir la couverture...
- C'est du 300 g/m² vernis offset. La classe non ?
- La vache. C'est vraiment le top. Il faut vraiment que je change le mien..."
Absurde ? Avec l'arrivée du livre numérique (ou ebook, ou e-book comme vous préférez), c'est pourtant le genre de dialogues que vous allez entendre dans le métro ou que vous allez lire sur les blogs et les forums. Car les fabricants nous font avec le livre numérique le même coup qu'avec l'appareil photo numérique. Avant l'appareil photo numérique, on parlait image, maintenant on parle appareil photo. Avant le livre numérique, on parlait roman, maintenant on va parler livre numérique.
Parmi les exploits du numérique, l'un des plus forts est cette faculté à donner une importance disproportionnée à l'outil. Bientôt, au lieu de faire des fiches de lectures, les blogs de lecture feront des billets sur les dernières avancées technologiques du livre numérique en matière de profondeur des gris, résolution et taille d'écran, capacité mémoire, puissance du processeur, formats reconnus, technologie d'écran, etc.
Et parce que je ne suis pas à une contradiction près, je vais d'ailleurs m'empresser de réaliser cette prédiction. Maintenant. Sous vos yeux ébahis.
Car pourquoi ce message ? Parce que j'écrivais dans mon précédent billet sur le Sony Reader PRS-505 qu'il serait plaisant d'avoir un écran tactile pour y saisir des annotations... Et je découvre aujourd'hui qu'un nouveau modèle, un peu plus haut de gamme, le Sony Reader PRS-700, offrira cette fonction (un stylet permet de saisir du texte sur un clavier virtuel). L'écran tactile permettra également de tourner les pages d'un glissement de doigt. Ce nouvel ebook présentera de plus l'éclairage de l'écran et une capacité de stockage accrue. C'est génial, mais ces nouvelles fonctions qui apparaissent tous les 3 mois, démodant aussitôt le modèle dernier cri chèrement acquis, ça a tout de même un air de déjà vu, non ?
Et je ne suis pourtant pas un technophobe radical. Au contraire. Ainsi, cette magnifique photo (non... pas celle ci-dessus, celle-ci...) a été prise par votre serviteur avec un réflex numérique, qui a succédé à un réflex numérique, qui a lui-même succédé à un compact numérique. Et j'aurais également pu prendre le cliché avec l'appareil photo intégré au smartphone que j'avais dans la poche... D'ailleurs, je ne me fais pas d'illusion sur mon cas, et j'imagine que je ne serai pas le dernier à lire sur un ebook. Mais tout de même, cette sempiternelle course technologico-marketing est-elle bien raisonnable ?
Note du 20 mars 2009 : Il semblerait que le Sony Reader PRS-700 ne soit finalement pas commercialisé en France...
PS1 : J'ai tout à fait conscience des contradictions voire de la mauvaise foi de ce billet. Les bibliophiles me diront ainsi qu'ils n'ont pas attendu l'ebook pour s'extasier sur l'outil. Et les photographes se passionnaient bien avant le numérique pour les progrès constants de leurs appareils ou pour les avancées de la chimie de leurs négatifs (de plus, ils ne font pas que parler de leur super-réflex-14-millions-de-pixels-à-capteur-stabilisé : certains prennent des photos avec...). Mais est-ce vraiment comparable à ce que nous avons connu (et ce qui nous attend) avec le numérique ?
PS2 : Mon prochain billet sera une fiche de lecture. Promis.
1 06 novembre 2008
Billet fantôme
Pour d'obscures raisons techniques, le message que vous recherchez a été déplacé ici.

22 03 novembre 2008
Test d'un livre électronique ou ebook [Sony Reader PRS-505]
En promenade de reconnaissance pour de possibles achats de (vrais) livres à la FNAC, je suis tombé sur un exemplaire de démonstration du fameux "Reader" de Sony. Il s'agit du dernier livre électronique (ou ebook) de la marque japonaise : un appareil dont on parle beaucoup en ce moment. Mon sang de lecteur ne fit qu'un tour et je décidai aussitôt de me lancer dans un petit test express de cet objet que l'on annonce comme le remplaçant de nos chers livres papiers...
1. Le test
Aspect
L'appareil est présenté dans un élégant étui en cuir marron, étui qui s'ouvre... comme un livre. L'appareil a la taille d'un livre de poche très fin (8 mm) et reste donc assez léger (il pèse 250 grammes). Tout en métal (aluminium brossé), il semble bien fini et solide. Les parties supérieures et inférieures de l'appareil sont en métal chromé. On aime ou pas : c'est une affaire de goût.
L'écran
C'est l'élément le plus important d'un tel appareil. Pour ceux qui sont un peu réfractaires à la technique, je rappelle que les écrans de ces appareils ne sont pas du tout les mêmes que ceux de nos ordinateurs : ils utilisent une "encre électronique" (on peut aussi parler de papier électronique) à la place des habituelles diodes de nos écrans plats. Ces écrans ont comme avantages d'être très adaptés à la lecture et de consommer très peu d'électricité, mais ils sont monochromes et leur faible réactivité ne leur permet pas d'afficher correctement des images animées. Il faut savoir également que ces écrans utilisant l'encre électronique ne sont pas rétro-éclairés comme ceux de nos écrans d'ordinateur : on ne peut donc pas lire dans l'obscurité (comme pour les vrais livres). Sony propose en option une sorte de protection d'écran transparente qui fait office d'éclairage d'appoint mais celle-ci consommant de l'électricité, l'autonomie du "Reader" doit en être grandement diminuée.
La première remarque que je me suis faite en découvrant une page sur ce fameux écran a été : que c'est triste ! car l'image est très lisible mais un peu grisâtre. Le fond de la page n'est pas aussi blanc qu'une vraie feuille papier mais semble plutôt gris clair, ce qui donne cette impression de tristesse. En revanche, le texte est très lisible quel que soit l'éclairage. Aucun reflet ne vient perturber la lecture. L'écran est d'aillleurs légèrement mat, ce qui doit contribuer à limiter les reflets. Accessoirement cet aspect mat de l'écran évite les traces de doigts : je l'ai d'ailleurs (assez fourbement il faut bien le reconnaître) testé. Je tiens cependant à rassurer la FNAC : la maltraitance de leur appareil s'est arrêté là (je n'ai fait subir aucun crash-test digne de ce nom au bidule).
Une autre remarque concernant l'écran : il est un peu dommage qu'il ne soit pas plus grand et qu'il n'occupe pas toute la surface de l'appareil : le confort de lecture n'en aurait été que meilleur. D'accord, la place non occupée par l'écran est reservée aux boutons, mais ne pouvait-on les placer sur les côtés (tranches) de l'appareil ?
Utilisation
L'appareil est doté de nombreux boutons pour naviguer dans les menus, zoomer ou tourner les pages. Ils doivent être assez bien pensés (ou je suis doté d'une intelligence pratique au-dessus de la moyenne mais j'ai tendance à privilégier la première hypothèse), car j'ai pu naviguer dans l'appareil sans avoir recours au mode d'emploi. Les deux boutons en forme de demi-cercle servant à tourner les pages m'ont semblé cependant un peu petits et bizarrement placés dans une concavité de l'appareil. On doit pouvoir faire plus pratique. Pour tourner les pages, on peut également utiliser les touches en bas à gauche ou saisir directement un numéro de page à l'aide des petites touches disposées en colonne (ça ne vaut pas la disposition en clavier numérique) à droite de l'écran .
On peut facilement agrandir les caractères du texte affiché : un très bon point pour les personnes à la vue défaillante et un avantage non négligeable sur le livre papier.
En bricolant un peu les boutons, on découvre les différents menus de l'appareil et surtout son contenu. On remarque au passage que l'on peut lire des fichiers musicaux (pratique pour lire en musique ou écouter des livres audios) et afficher des photos (bien sûr uniquement en noir et blanc, mais l'aspect désuet des images ainsi affichées n'est pas forcément désagréable). Un détail concernant l'affichage des photos : comme l'appareil ne consomme pas d'électricité une fois l'image formée sur l'écran, celui-ci peut servir de cadre photo numérique (plutôt écologique en plus).
L'appareil que j'ai eu entre les mains contenait deux ou trois extraits de livres, juste de quoi faire quelques essais de lecture. Les menus sont assez bien faits, mais tout cela est un peu triste, absence de couleur oblige...
A l'usage, l'appareil est assez plaisant, et la lecture est bien plus confortable et reposante que sur l'écran d'un ordinateur. Le texte est très net et toujours lisible : on est très proche du confort de lecture d'un véritable livre papier. Cependant, deux points m'ont un peu chagriné :
Lorsque l'on change de page, l'écran réagit curieusement. Il devient un court moment entièrement noir avant d'afficher la page demandée. Ce "flash noir" est assez déroutant. Peut-être s'y habitue-t-on à la longue, mais j'ai trouvé que cela cassait un peu le rythme de la lecture.
Une autre chose : j'ai trouvé l'appareil un peu lent. Lorsque l'on navigue dans les menus notamment, il a besoin d'un petit temps de réaction qui n'est pas gigantesque, mais on ne peut pas dire que l'appareil réagisse immédiatement. Il faut de plus espérer que ce temps de réaction n'augmente pas lorsque l'appareil contient un grand nombre de documents...
2. Quelques caractéristiques techniques
De retour chez moi après ce petit test, je me suis rendu sur le site de Sony (sur cette page plus précisément) afin de savoir ce que la bête avait dans le ventre...
L'appareil est doté d'une mémoire interne de 192 Mo, lui permettant de stocker environ 160 livres électroniques selon le constructeur. 160 livres, c'est beaucoup, mais 192 Mo, c'est vraiment peu à l'heure où les lecteurs mp3 d'entrée de gamme ou les clés usb récentes offrent des capacités de stockage bien plus importantes...
On pourra cependant facilement augmenter cette capacité en ajoutant une carte mémoire (MemoyStick ou SD).
Les formats reconnus par l'appareil sont les suivants : EPUB eBook, BBeB eBook, Adobe® PDF, Microsoft® Word, TXT et RTF (personnellement, je ne connaissais pas les deux premiers).
Je note que le format HTML n'est pas reconnu. Moi qui m'imaginais pouvoir lire hors-connexion sur un écran reposant pour mes yeux fatigués tous ces billets ou autres sites web que je n'ai pas toujours le temps de lire : c'est raté.
L'autonomie est annoncée en nombre de pages vues (en effet, une fois la page affichée, il n'y a plus de consommation d'électricité : un des avantages de la technologie encre électronique). On peut lire plus de 6000 pages avant de devoir recharger l'appareil. Au sujet de l'autonomie, je note d'ailleurs que l'appareil présenté à la FNAC n'était pas relié au secteur (comme c'est par exemple le cas pour les ordinateurs portables exposés dans le magasin) et présentait une jauge d'énergie au maximum lorsque je l'ai essayé, en fin de matinée.
Dernière caractéristique de taille : le prix. A 299 euros, il faut lire pas mal de livre électroniques gratuits pour l'amortir...
3. La concurrence
Il existe d'autres livres électroniques sur le marché français : l'Iliad de iRex Technologies et le Cybook Gen3 de Ebooken. Le Kindle d'Amazon n'est pas encore distribué en France.
4. Les questions en suspens
Le livre électronique appelle de nombreuses questions dont certaines rappelleront beaucoup de souvenirs aux "consommateurs" de musique numérique (je pense aux fameux DRM). Comment se procurer des livres ? Combien coûtent ces livres électroniques ? Les (vrais) livres sont-ils tous déclinés en version électronique ? Est-il facile de trouver des livres électroniques gratuits ? La mise en page est-elle correcte ? Faut-il acheter maintenant ? A quand la couleur ? A quand un écran tactile et un stylet pour pouvoir enregistrer des annotations ? Va-t-on enfin se mettre d'accord sur la manière d'écrire ebook (e-book, E-book, Ebook, eBook, etc.) ? Peut-on jouer au Sudoku sur un livre électronique ?...
Autant de questions essentielles que je laisserai en suspens ici afin de ne pas rendre cet article plus long qu'il n'est déjà. Mais cela fera très certainement l'objet d'un prochain billet...
5. L'avenir du livre ?
Que l'on soit simple lecteur ou professionnel de l'édition, le livre électronique ne peut laisser indifférent. En tant que lecteur, difficile de s'imaginer que cet amas de métal froid et de plastique vaguement inodore va remplacer nos chers bouquins. Et pourtant, l'idée de partir en vacances avec dans le creux de sa poche l'essentiel de sa bibliothèque ne laisse pas indifférent... Alors, est-ce cela l'avenir du livre ? Il est fort probable que livre papier et livre électronique vont encore longtemps se côtoyer, mais le livre papier peut raisonnablement commencer à s'inquiéter pour son existence...
A lire également : Livre numérique : ça ne fait que commencer ! [Sony Reader PRS-700]
17 02 novembre 2008
Le chemin des sortilèges - Nathalie Rheims
Pour résumer ce livre, j'aurais aimé connaître le prénom de la narratrice de ce roman écrit à la première personne, mais il me semble que ce prénom n'apparaît nulle part. Je pourrais l'appeler Nathalie tant le roman semble autobiographique, et me faciliter ainsi la tâche, mais ce serait renier l'aspect romanesque de l'ouvrage...
La narratrice donc, retrouve dans une maison isolée l'ami de sa mère disparue, un homme qu'elle n'a pas vu depuis 10 ans. Chaque jour, celui-ci dépose dans sa chambre un nouveau conte de fées : La Belle au bois dormant, Blanche-Neige, Le petit chaperon rouge.... Ces lectures enfantines réveillent de lointains souvenirs et marquent le début d'un long voyage intérieur.
Quand j'écris "long voyage intérieur", je tiens à préciser deux choses. D'abord, l'expression "voyage intérieur" n'est pas de moi mais de l'auteure : "Chaque histoire déposée dans ma chambre était une étape de ce voyage intérieur...". Ensuite, la longueur de ce voyage intérieur est toute relative. Le livre n'est en effet pas bien épais, et laisse présager d'un voyage intérieur plutôt bref. Et pourtant, j'ai personnellement trouvé le voyage très long, à tel point que j'ai été tenté plus d'une fois de laisser Nathalie Rheims arpenter toute seule son "chemin des sortilèges". D'ailleurs, peut-être aurais-je dû finalement ? Car étais-je réellement le bienvenu dans ce roman ? Nathalie Rheims semble trouver en cours de route beaucoup de réponses à de nombreuses questions. Mais elle semble se soucier assez peu de savoir si le lecteur possède tous les éléments nécessaires à la compréhension...
Le roman se présente comme un huis clos à l'écriture agréable que quelques brefs passages en extérieur permettent de rendre un peu moins étouffant. Le récit est parsemé d'extraits de contes de fées et les dialogues de la narratrice avec l'énigmatique Roland, figure de père-psychanalyste-gourou, donnent du rythme aux interrogations de la narratrice et aux interprétations des contes.
Vers la fin du roman, la narratrice se rebelle gentiment, et affrontant son interlocuteur du regard décide de rompre temporairement le dialogue. Elle écrit alors dans un éclair de lucidité : "Il me regarda un moment, attendant que je parle, mais je n'avais pas envie de lui dire des phrases vaines, qui resteraient comme autant d'interrogations inachevées." Des phrases vaines et des interrogations inachevées. C'est malheureusement, le sentiment que m'ont laissé ces dialogues. Vraiment dommage, car l'idée de départ du roman, cette sorte de psychnalyse à travers l'exégèse de contes de fées classiques, était plutôt intéressante, mais le résultat m'a semblé plutôt confus voire abscons.
Je referme ce roman avec la désagréable impression de n'être qu'une brute épaisse désespérement cartésienne, insensible à une atmosphère fantastique et des dialogues tout en retenue qui devraient sans mal trouver preneur.
Du côté des blogs de lecture, Clarabel semble avoir apprécié ce roman mais nous fait part tout de même de sa confusion, Leiloona a aimé mais a un peu regretté que l'auteur n'ait pas plus tiré parti des contes et Crapouillaud a été plutôt déçue par sa lecture.
Je remercie les éditions Léo Scheer et le site ChezLesFilles.com qui m'ont aimablement envoyé ce roman. Je leur adresse également mes excuses pour cette chronique peu flatteuse et espère qu'il ne m'en tiendront pas trop rigueur...






















