Romans et Lectures - Blog de lecture

Chroniques littéraires, commentaires, critiques et fiches de lectures : bienvenue sur le blog de lecture de Calepin.

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34 24 janvier 2009

Bilan littéraire 2008 : le Quiz !

Que vous reste-t-il de l'année littéraire 2008 ? Pour le savoir, voici un petit test fait maison, qui vous donnera en prime un conseil de lecture personnalisé... Prêt ? C'est parti :

Quiz Littéraire 2008 - Romans et Lectures
Version 1.1 : Conseils de lecture légèrement remaniés...

1. Lequel de ces auteurs a obtenu le prix Goncourt 2008 ?
Bernard Werber
Jean-Marie Gustave Le Clézio
Atiq Rahimi

2. Le titre exact de ce roman de Cormac McCarthy ?
"Le sentier"
"La route"
"Le chemin"

3. Quel est le seul magazine réellement littéraire de cette liste ?
Elle
Télé Loisirs
Books

4. Comment s'appelle l'auteur de la trilogie "Millenium" ?
Stieg Larsson
Bernard Werber
Stick Larsen

5. Lequel de ces romans d'Amélie Nothomb a été publié en 2008 ?
"Le fait du prince"
"Ni d'Ève, ni d'Adam"
"Acide Sulfurique"

6. Qui a écrit "La soupe de Kafka" ?
Maïté
Mark Crick
Patrick Raynal

7. L'auteure de "Un brillant avenir" est...
Katherine Pancol
Catherine Cusset
Sophie Kinsella

8. Le roman "Lacrimosa" de Régis Jauffret a été publié aux éditions...
Flammarion
Gallimard
France Loisirs

9. L'auteur de "Contre-jour" ?
Thomas Pynchon
Toby Barlow
Raymond Depardon

10. L'expression "10000 bombes" vous fait immédiatement penser à un auteur, mais lequel ?
Bernard-Henry Lévy
Yasmina Khadra
Rawi Hage

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Posté par Calepin à 18:51 dans Bidouillages



31 23 janvier 2009

Le Joueur d'échecs - Stefan Zweig

Stefan Zweig a écrit "Le joueur d'échecs" en 1941, au Brésil, alors qu'il vient de fuir le régime nazi. Cette nouvelle fait maintenant partie des classiques, elle est lue et relue pour la clarté de son style, la justesse de son analyse et sa composition sans faille.

Le Joueur d'échecs - Stefan Zweig - Couverture

Le récit imbrique deux histoires se déroulant à deux époques différentes. On découvre d'abord un certain Czentovic, champion du monde d'échecs fruste et grossier, que le narrateur rencontre sur le paquebot qui l'emmène vers l'Amérique du sud. C'est pendant la traversée qu'il fait la connaissance de monsieur M, un joueur d'échecs amateur qui va pourtant terrasser le champion du monde. Cet étonnant prodige va raconter au narrateur les circonstances tragiques de son apprentissage des échecs quelques années plus tôt alors qu'il est enfermé par les nazis. Le récit de cet épisode constitue une sorte de "nouvelle dans la nouvelle", une construction rencontrée dans d'autres oeuvres de l'auteur.

Zweig, en "passionné des choses de l'esprit", se penche donc ici sur l'obsession du jeu d'échecs, qu'il appelle aussi dans sa nouvelle, "l'intoxication par le jeu d'échecs". Pour avoir moi-même connu la passion dévorante de ce jeu (il en reste d'ailleurs quelques traces sur ce blog, avec une catégorie livres d'échecs), j'ai relu ce récit avec une réelle curiosité et une attention très portée je l'avoue sur l'aspect échiquéen de l'oeuvre, bien que la nouvelle ne puisse être réduite à ce seul aspect. Zweig explique l'obsession de son personnage pour les échecs par son enfermement et la pression psychologique imposée par ses geôliers, mais les échecs peuvent se révéler si prenants, que je pense que de telles conditions ne sont pas forcément nécessaires pour sombrer dans une dépendance tout aussi maladive...

Zweig décrit avec justesse les tourments intérieurs, l'état d'excitation extrême que peut éveiller une partie d'échecs acharnée. Savez-vous que dans certaines phases cruciales d'une partie d'echecs, la fréquence cardiaque du joueur peut dépasser les 120 pulsations par minutes ? Et pour avoir participé à quelques compétitions d'échecs, les seuls verres d'eau ingurgités par l'un des personnages de la nouvelle, ne suffisent pas pour tenir plusieurs heures de réflexion. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que même aux échecs planent les soupçons de dopage (je me contente d'un café serré et d'un Red Bull...).

Zweig donne également de nombreuses clefs pour expliquer le pouvoir de fascination des échecs. On imagine que lui-même a dû passer de nombreuses heures de réflexion face à l'échiquier, et qu'il s'est laissé prendre au jeu...

Sous ses apparences de jeu pacifique, le jeu d'échecs est un jeu guerrier. La tactique et la stratégie y tiennent une grande place. Combien de soldats sur les champs de batailles se sont vus comparés dans la littérature à des pièces sur un échiquier ? C'est cela aussi les échecs pour Zweig qui observe horrifié son monde rongé par le fléau de la seconde guerre mondiale ; une vision qu'il ne supportera pas, puisqu'il se suicidera avec sa femme peu de temps après avoir écrit ce récit.

Vous trouverez de nombreux commentaires élogieux de cette oeuvre sur la blogosphère, notamment chez Keisha, Lucile, Lilly, Papillon, Amanda, Karine, Jules, etc.

"Le Joueur d'échecs" de Stefan Zweig   J'ai beaucoup aimé
Le livre de poche, 94 pages, 3 €

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Posté par Calepin à 23:14 dans LECTURES

6 22 janvier 2009

L'élégance du hérisson : le film.

Die Hard, recommandé par RenéeUn roman qui se vend à plus d'un million d'exemplaires en France, et qui rencontre le même succès à l'étranger, ne peut laisser indifférent le monde du cinéma. "L'élégance du hérisson", de Muriel Barbery, va donc sortir dans les salles obscures : le tournage du film est en cours. L'adaptation est réalisée par la jeune réalisatrice Mona Achache. Pour le casting, on trouvera Josianne Balasko dans le rôle de Renée, Garance Le Guillermic dans le rôle de la petite Paloma et Togo Igawa dans le rôle de monsieur Kakuro.

Les adaptations au cinéma d'oeuvres littéraires sont nombreuses, et on a tous eu l'occasion de juger du résultat, plus ou moins heureux. Quand on a lu le livre de Muriel Barbery, on imagine qu'adapter un tel roman à l'écran est une sacrée gageure. Et pour les lecteurs, la source de nombreuses interrogations...

Comment transposer dans des dialogues digestes l'écriture de Barbery ? Comment retranscrire à l'écran les journaux intimes des héroïnes sans recourir au lourd procédé de la voix off ? Comment réaliser un film accessible sans zapper les réflexions sur l'Art ?  Verra-t-on des extraits des films préférés de la concierge, des films d'Ozu à "Die Hard" (comment ? elle n'est pas belle mon affiche ?) en passant par "A la poursuite d'octobre rouge" ? Comment jouer la scène de la chasse d'eau de monsieur Kakuro sans tomber dans le vulgaire ? Les réponses à ces turlupinantes questions en octobre 2009, date de sortie prévue du film.

Notes : J'ai un petit doute pour "Die Hard" tout d'un coup. Renée adore "Bladerunner" de Ridley Scott, mais peut-être ne fait-elle que citer "Die Hard" en fait... tant pis, je ne change rien, l'affiche est du meilleur goût... et si le cinéma ne vous intéresse pas, mais que vous cherchez un bref avis sur le livre, j'ai écrit il y a quelques temps un court message sur "L'élégance du hérisson".

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Posté par Calepin à 20:20 dans Blabla lecture

25 20 janvier 2009

Où on va, papa ? - Jean-Louis Fournier

Jean-Louis Fournier - Où on va, Papa ? - CouvertureAvant de nous plonger dans le roman, une brève biographie de Jean-Louis Fournier semble opportune. Jean-Louis Fournier est né en décembre 1938, ce qui lui fait donc, si je calcule bien, 70 ans (ce qui le rend de plus en plus "biodégradable", ce n'est pas moi qui le dit, c'est lui). C'est un écrivain, un humoriste et un réalisateur de télévision.

Pour la télévision, il a créé le personnage de "La noiraude" (je ne sais pas si ça parlera aux moins de 35 ans...). C'est aussi le réalisateur de "La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède" (avec Pierre Desproges, petit aperçu ici) dont il écrit les textes. Il ne faut d'ailleurs pas lire beaucoup de pages de "Où on va, papa ?" pour se rendre compte que l'on est effectivement dans le registre de Desproges (humour grinçant, censé cacher une grande sensibilité).

"Où on va, papa ?" est un court roman dans lequel Jean-Louis Fournier raconte la vie de ses deux enfants handicapés. Dans ce roman, l'un des tours de force de l'auteur est de parvenir à nous faire rire avec ce sujet terrible. C'est d'ailleurs, pour lui, un des "avantages" d'avoir des enfants handicapés : il peut se le permettre. Bien sûr, on se pose inévitablement la question : Peut-on rire de tout ? (Une question que l'on se posait déjà du temps de Desproges avec ses blagues sur les Juifs, le cancer, les vieux, etc.). Personnellement, je me garderai bien de rire de tout, mais certaines personnes, en plus de pouvoir se le permettre, semblent avoir le talent nécessaire pour faire passer la pilule...

"Je n'ai pas eu de chance. J'ai joué à la loterie génétique, j'ai perdu."

"Mathieu n'a pas beaucoup de distractions. Il ne regarde pas la télévision, il n'a pas eu besoin d'elle pour être handicapé mental."

Un roman généralement apprécié sur les blogs de lecture : vous pouvez lire les avis de YspadaddenLaure, SylireLily, Laurent, Philippe (seul avis réservé de cette liste) et de MarcF (comme toujours, liste loin d'être exhaustive...).

"Où on va, papa ?" de Jean-Louis Fournier   J'ai beaucoup aimé
Édition Stock, collection Bleue, août 2008, 154 pages, 15 €

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Posté par Calepin à 13:02 dans LECTURES

9 16 janvier 2009

Un roman écrit sur le principe de Wikipédia

Wikiroman Wikiroman est un site d'écriture collective, qui existe depuis quelques temps maintenant, mais qui vient d'opérer en ce début d'année un changement de formule. Il adopte en effet à présent le mode de fonctionnement de Wikipédia, avec une présentation qui rappelle la célèbre encyclopédie collaborative. Cette nouvelle formule en fait, sauf erreur de ma part, la première expérience francophone de roman collectif sur Internet de cette ampleur.

Il existe un précédent anglophone à l'initiative de la célèbre maison d'édition Penguin(amillionpenguins.com, à visiter à vos risques et périls, j'ai eu une alerte de mon antivirus en me rendant sur le site, ce qui explique que je ne vous donne pas le lien...). Cette expérience s'est déroulée en début d'année 2007 et a réuni un grand nombre de contributeurs, ce qui avait d'ailleurs fait dire à l'époque à l'un des responsables du projet que si le livre n'avait été le plus lu de l'histoire, il avait en revanche été très certainement le plus écrit...

Ces expériences d'écriture collective à grande échelle utilisent, comme Wikipédia, le principe du wiki, un type de site web adapté aux projets faisant appel à un grand nombre d'intervenants. Sur ces sites, chacun peut facilement participer, même sans être enregistré sur le site, et apporter sa contribution, de la simple correction d'une anodine coquille à l'ajout d'un nouveau chapitre au roman.

La grosse différence avec Wikipédia étant l'esprit du site : alors que Wikipédia, en tant qu'encyclopédie, essaie avec plus ou moins de bonheur de se construire une respectabilité et de maintenir une ligne éditoriale la plus sérieuse possible (voir ici pour les polémiques), ces sites d'écriture collective mettent en avant leur côté ludique, en témoigne la petite mise au point lue sur le site Wikiroman (et si ces wikis sont encore trop sérieux pour vous, je ne vois plus que la Désencyclopédie pour vous contenter...).

Le projet francophone de roman collectif écrit par des internautes n'en est qu'à ses balbutiements et n'attend plus que des contributeurs motivés. Des auteurs inspirés aux maniaques de la mise en page, en passant par les férus de grammaire et d'orthographe, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Alors, en serez-vous ?

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Posté par Calepin à 08:59 dans Blabla lecture

21 12 janvier 2009

La vie en sourdine - David Lodge

Roman remarqué de la rentrée littéraire 2008 (comment ça je ne suis pas en avance ?), "La vie en sourdine" a reçu un accueil plutôt enthousiaste, notamment des blogs de lecture (voir plus bas). J'en ai donc profité pour découvrir cet auteur britannique, âgé de 73 ans...

La vie en sourdine - David Lodge - Couverture

Si je donne l'âge du monsieur en guise d'introduction à ce billet, c'est qu'il s'agit là d'un élément important pour aborder ce roman. Car "La vie en sourdine" est très autobiographique, et les préoccupations du héros (ses problèmes d'audition, sa vie sexuelle déclinante, sa retraite...) ne sont pas celles d'un jeune premier. Je conviens que présenter le roman par cette seule énumération est un peu réducteur (voire carrément vache), mais il s'agit tout de même de thèmes importants du roman, la question de la surdité dominant l'ensemble.

Car le personnage principal, Desmond Bates, est sourd. Pas totalement, mais au point tout de même qu'il ne peut avoir une vie sociale normale sans appareillage (un prétexte à quelques scènes plaisantes). La thèse de l'auteur-narrateur est que "la surdité est comique, la cécité est tragique", ce qu'il nous démontre brillamment, par l'exemple, mais aussi, bien malgré-lui, par ses mésaventures. Une surdité d'autant plus handicapante que Desmond est linguiste. À la retraite certes, mais tout de même sensible au discours. On pense à la surdité tragique de Beethoven, un parallèle analysé dans le roman. Malgré la thèse de l'auteur, et quelques scènes cocasses, c'est malgré tout la tristesse qui l'emporte. Le roman est plus sombre que véritablement comique.

Un roman plébiscité par les audioprothésistes...

La surdité est abordé dans le roman dans tous ses détails, parfois très techniques, ce qui donne à l'ouvrage un réel caractère pédagogique. On sort de cette lecture sensibilisé au problème. En revanche, le sujet, quoique bien traité, manque un peu de... comment dire cela tout en restant politiquement correct... enfin... la surdité, c'est handicapant, d'accord, mais ce n'est pas non plus un thème follement excitant (ça y est, je l'ai dit).

En revanche, le livre est très bien écrit. C'est fin, intelligent, parfois très drôle, mais quelques passages sont un peu longs voire répétitifs (les visites chez le père de Desmond par exemple). Monsieur Lodge fait apparaître en cours de récit une jeune étudiante américaine sexy et un peu cinglée pour réveiller le lecteur, mais cela reste assez calme tout de même.

Bilan : si j'ai parfois trouvé  le temps un peu long en compagnie de ce linguiste à la retraite, j'ai réellement apprécié le style de David Lodge, que je relirai sans aucun doute (les conseils pour le choix du prochain sont les bienvenus).

Les avis sur la blogosphère sont généralement élogieux, vous pourrez ainsi lire ceux de : Cuné, Sentinelle, Keisha, Sibylline, Armande ou Laure.

Je note juste pour conclure (et pour mémoire) un petit extrait que je n'arrive pas à placer dans le billet, car peu représentatif du roman :

"Rien ne pouvait mieux illustrer ma thèse selon laquelle l'essentiel de l'art contemporain est soutenu par un immense échafaudage de discours sans lequel il s'effondrerait tout simplement et ne posséderait plus rien qui pût le distinguer des détritus."

Commentaires (21)
Posté par Calepin à 08:55 dans LECTURES

24 07 janvier 2009

Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepulveda

Le vieux qui lisait des romans d'amour, c'est Antonio Bolivar, un habitant d'El Idilio, un petit village perdu dans la forêt amazonienne. Les goûts littéraires du bonhomme (qui ferait d'ailleurs un excellent concurrent pour le challenge Chick Litt for Men avec des goûts pareils...), ne font cependant que masquer un talent de chasseur, acquis en fréquentant les indiens Shuars. Et ce talent de chasseur, les habitants d'El Idilio vont en avoir besoin pour débarrasser les environs de l'ocelot, ce félin rendu fou de vengeance par la faute des gringos (les blancs quoi)...

Luis Sepulveda - Le vieux qui lisait des romans d'amour - Couverture

Ce premier roman de Luis Sepulveda, publié en 1992, mérite, je trouve, le grand succés qu'il a rencontré. Ce court texte très simple, se lit comme une fable et réunit de manière condensée tous les ingrédients pour passer un agréable moment de lecture : une écriture limpide,  de l'humour, du drame, une belle histoire d'amour, de l'aventure, de l'action, un message humaniste et écologique auquel on ne peut qu'adhérer. Bref, une valeur sûre, à lire et à relire (ce que je viens de faire, avec un plaisir intact).

"Il pensa au proverbe Shuar qui conseillait de se cacher de la peur et il éteignit la lampe. Il s'allongea sur les sacs, dans le noir, son fusil armé sur sa poitrine, et laissa toutes ses pensées s'apaiser comme les cailloux quand ils touchent le fond du fleuve."

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Posté par Calepin à 10:40 dans LECTURES

11 06 janvier 2009

Le mode avancé sur Canalblog [partage d'expérience]

Avertissement

Je fais une petite entorse au thème de ce blog (à savoir la lecture, si vous débarquez ici par le hasard d'un moteur de recherche...) avec ce billet un peu technique qui n'intéressera que les blogueurs ayant choisi la plateforme Canalblog pour héberger leur blog. Je présente donc mes excuses aux lecteurs non blogueurs qui trouveront ce qui suit plutôt abscons, et leur promet que le prochain billet sera une bonne vieille chronique de lecture...

Introduction (voilà que je me mets à faire des plans maintenant...)

En ce début d'année, j'ai décidé de prendre l'expression "bonne résolution" à la lettre, et de m'intéresser à la résolution d'écran de mes chers visiteurs. Et, en allant faire un petit tour sur les statistiques de mon blog, j'ai constaté que très peu de visiteurs utilisaient la résolution 800x600 (voir graphique ci-dessous). J'ai donc décidé "d''élargir" mon blog pour l'adapter aux résolutions d'écran de mes visiteurs, ce qui m'a permis d'ajouter une troisième colonne, à gauche des messages (et oui, les blogueurs ne regardent pas leurs statistiques QUE pour compter leurs visiteurs, mais aussi pour en savoir un peu plus sur eux, de manière à adapter leur blog pour le rendre plus agréable...).

Résolutions d'écran des visiteurs de ce blog

C'est en bidouillant l'apparence de mon blog que j'ai découvert le mode avancé sur Canalblog, un mode dont la mention "Attention, opération irréversible" doit faire frémir plus d'un blogueur. Ce billet a pour objectif de partager mon expérience aux blogueurs et blogueuses utilisant Canalblog.

Case à cocher - Type avancé sur Canalblog

Le mode avancé, qu'est-ce que ça apporte ?

Pour faire simple, le passage en mode avancé permet de personnaliser votre blog bien plus que vous ne pouvez le faire dans le mode normal. Cela permet de personnaliser le style du blog (les couleurs, les dimensions, les polices, etc.) mais aussi la disposition des éléments et les textes par défaut. Cela permet également de corriger des petits défauts que vous ne pouvez pas corriger en temps normal.

Quels défauts peut-on corriger ?

Voici une liste de petits défauts et de limitations de Canalblog que les habitués de cette plate-forme auront peut-être remarqués :

- Le classement alphabétique est le tri par défaut dans les colonnes de liens, ce qui est parfois gênant.
- Les titres des commentaires ont le même style que les titres des messages, ce qui leur donne une importance disproportionnée.
- On ne peut pas choisir la largeur de ses colonnes au pixel près, mais par pas de 50 pixels.
- L'insertion de badges, d'images/liens, de HTML est laborieuse parfois même impossible lorsque le nombre de caractères à insérer est trop important.
- Les titres de messages ne sont pas "cliquables" : ce ne sont pas des liens, comme sur Blogger ou sur Overblog par exemple.
- Etc.

Vous aurez compris qu'en passant au mode avancé, ces petites limitations ne seront plus qu'un mauvais souvenir...

Le mode avancé sans risque, c'est possible !

Le truc pour ne prendre aucun risque, c'est d'utiliser les modèles.

Ces modèles sont disponibles dans le menu "Apparences". Ils vous permettent de changer l'apparence de vote blog en un clin d'oeil. Ici, ils nous serviront de sauvegardes, de manière à revenir en arrière si le mode avancé tournait mal...

Il faut donc créer un nouveau modèle, auquel vous donnerez le même style que votre modèle habituel, en copiant tous les paramètres de taille, de couleurs ainsi que l'emplacement des blocs. C'est ce modèle que vous passerez en mode avancé, en cochant la fameuse case "Convertir ce modèle en type avancé".

L'idéal est de créer deux modèles avancés identiques en suivant les mêmes étapes, et de ne faire ses réglages que sur un des modèles, le deuxième servant de sauvegarde en cas de mauvaise manipulation.

A la fin, vous devez avoir quelque chose qui ressemble à ça dans la liste de vos modèles (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

Liste des modèles dans le menu Apparences

Une fois en mode avancé, je fais quoi ?

À ce stade, par contre, il faut avoir quelques notions de HTML et de CSS pour pouvoir modifier votre blog. En effet, une fois passé en mode avancé, vous pouvez constater ci-dessus que vous n'avez plus accès aux menus "Paramètres" "Style" "Apparence générale" ou "Blocs", mais uniquement aux fichiers HTML et à la feuille de style principale du blog. Il n'y a donc pas d'autre choix que de mettre les mains dans le cambouis (je n'ai jamais dit que c'était simple non plus) !

Conclusion

Vous aurez compris que le mode avancé permet de personnaliser un blog dans ses moindres détails, mais retenez surtout qu'il faut absolument faire une sauvegarde de votre modèle actuel, car en cas de fausse manipulation, vous aurez beaucoup de mal de récupérer votre précieux blog (et dans ce cas, je déclinerai bien sûr toute responsabilité...).

Commentaires (11)
Posté par Calepin à 22:58 dans Bidouillages

4 05 janvier 2009

L'automate de Nuremberg - Thomas Day

Contrairement à ce que pourrait laisser penser le pseudonyme de cet auteur de romans de fantasy et de science-fiction, Thomas Day est français (de son vrai nom, Gilles Dumay). Pas de fantasy avec "L'automate de Nuremberg", une nouvelle fantastique publiée en 2006 (ça tombe bien, je ne suis pas un grand fan de magie...). Ce court texte était pour moi une façon prudente de faire connaissance avec cet auteur...

Thomas Day - L'automate de Nuremberg - Couverture

Melchior Hauser est un célèbre automate joueur d'échecs, originaire de Nuremberg, Allemagne. Nous le retrouvons en 1824 à Moscou, à la cour du tsar de Russie, en pleine conquête Naoléonienne. Fuyant Napoléon Ier et ses armées, mais également sur les traces de son créateur (appelé "père" dans la nouvelle), il prend le chemin de l'Allemagne, accompagné d'un fidèle serviteur russe (porté sur la vodka, comme tout bon russe qui se respecte). Les hasards de son périple le feront voyager en Angleterre puis en Afrique où il trouvera sur son chemin l'un de ses deux "frères", Balthazar.  Vous aurez sans doute deviné que le troisième frère s'appelle Kaspar et admiré du coup comme ce blog colle à l'actualité (c'était bien hier  l'Épiphanie ?). Manque de bol pour notre cher automate, ce frère désincarné échappé d'une fiole tel le génie de la lampe d'Alladin, se révèle être un dangereux psychopathe omnipotent...

Cet automate censé jouer aux échecs (je l'écris comme cela parce que ce fainéant joue aux échecs moins de deux pages de la nouvelle) permet à Thomas Day de se lancer dans quelques réflexions (assez simplistes il me semble, la faute au format trop court ?) sur les robots, un thème classique de la littérature de science-fiction...

"Les automates seront les esclaves du siècle prochain, et leur esclavage, aussi, finira par être aboli."

Ce thème des robots glisse doucement vers des questions plus métaphysiques, avec les interrogations existentielles de cet automate en avance sur son temps, un peu trop en avance à mon goût d'ailleurs pour que l'on puisse réellement adhérer à l'histoire (le grand écart science-fiction/époque napoléonienne me semble finalement un peu trop ambitieux).

"Je suis intelligent, à ma façon, comme peut l'être un chien ou un cheval bien dressé, mais ai-je une âme ?"

Quant au frère éthéré, qui se réincarne à volonté dans les corps qui croisent son chemin, c'est pour moi la touche de fantastique de trop dans cette nouvelle correctement écrite et bien documentée, mais qui me laisse finalement assez perplexe...

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Posté par Calepin à 08:24 dans LECTURES



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