Messages correspondant à votre recherche :
14 30 juillet 2009
Et le blog d'or du meilleur blog masculin est décerné à...
... votre serviteur. La cérémonie s'est déroulée le 26 juillet 2009 chez In Cold Blog et l'évènement a été immortalisé par les nombreux photographes présents pour l'occasion. Voici d'ailleurs à la demande de mes nombreuses lectrices un cliché sur lequel on peut me voir brandir modestement ce trophée si convoité.

7 27 juillet 2009
Marilou sous la neige - Angie David
En plein ménage de printemps (oui, je suis un peu en retard), je constate que parmi les livres que j'avais lus ces derniers mois, certains n'avaient fait l'objet d'aucun billet. Je répare cet oubli, en commençant par le roman d'Angie David : "Marilou sous la neige".
Rédiger une fiche de lecture plusieurs semaines après avoir lu un roman est un exercice intéressant, car il permet de savoir ce qu'il en reste, avec le recul. De "Marilou sous la neige", il ne me reste en fait pas grand chose : une vague histoire d'amour compliquée, un roman qui fait la part belle à la musique (beaucoup d'électro et de techno), à la mode, à la drogue, au sexe, avec de nombreuses références télévisuelles, cinématographiques, assorties chacunes d'un résumé et d'une analyse de quelques pages (des commentaires insérés dans le récit de manière un peu artificielle, presque scolaire).
Mais ce dont je me souviens le plus, c'est d'une écriture horripilante, entrecoupée de moult anglicismes. Ces "backstage" et autres "bordeline" m'avaient alors fait penser à la production des magazines de mode féminins, une source d'inspiration quasiment revendiquée par l'auteur, puisque l'on a droit vers la fin du roman à un chapitre complet sur le sujet, avec non pas une réflexion sur la mode, mais un inventaire des marques fétiches de l'héroïne en matière d'habillement ou de maquillage... L'auteur tente bien un parallèle entre la mode et l'art (pardon, un "crossover"...), mais le côté matérialiste et futile demeure. Bref, un roman à réserver au "hippies chics". A fuir pour les autres.
Vous pouvez également lire le billet de Flora, pas beaucoup plus embalée, mais qui a pris la peine de faire un résumé du roman, pour ceux que cela intéresse. A lire également, le billet assassin de Wrath.
"Marilou sous la neige" de Angie David
Editions Léo Scheer, 328 pages, 17 €
14 18 juillet 2009
Le livre numérique réinvente la notion de propriété
Les amateurs de musique ayant acheté de la musique sur Internet puis ayant tenté de transférer leurs achats sur plusieurs ordinateurs et/ou lecteurs de musique savent que la notion de possession pour un fichier numérique est toute relative. En effet, vous pourrez un jour vous voir bloquer l'utilisation de ces fichiers parce que vous avez dépassé le quota de terminaux autorisés, alors même que vous avez acheté ce fichier et que vous en êtes en théorie propriétaire. Si vous vous en plaignez, on vous rétorquera vous étiez prévenu, qu'il vous appartenait de lire les mentions légales avant d'effectuer votre achat et de vous intéresser un peu plus aux fameux DRM attachés au fichier en votre possession...
Il semblerait que le livre numérique prenne le même chemin, de façon plus subtile cependant si l'on en croit un article lu hier sur Gizmodo. Il semblerait en effet que les acheteurs du roman "1984" de Georges Orwell, sous forme de livre numérique, aient vu leur fichier brutalement supprimé de leur Kindle (le lecteur de livres numériques d'Amazon) pour de sombres raisons juridiques. Accepteriez-vous que votre libraire frappe à votre porte et vous réclame le livre qu'il vous a vendu la veille ? De quoi alimenter le débat sur le livre numérique initié ici...
Edit. 16h00 : Keisha me signale que cette mésaventure a également inspiré Cachou ce matin (oui, je suis un peu en retard dans mes lectures de flux RSS...)
Edit. du 19/07 : Mon article n'explique pas comment Amazon a pu effacer ces fichiers du Kindle. En fait, il faut savoir que le Kindle n'utilise pas le réseau Wifi pour se synchroniser avec un ordinateur personnel, mais le réseau sans-fil haute vitesse de l'opérateur américain Sprint (l'équivalent de notre réseau 3G). Les achats de livre se font ainsi directement sur le Kindle lui-même. Il semblerait qu'Amazon soit capable, via ce réseau sans-fil, de contrôler le Kindle et notamment d'effacer certains fichiers...
14 16 juillet 2009
Lire sur son iPhone avec Stanza
Je fais partie depuis peu des heureux possesseurs de cet admirable couteau-suisse informatique que constitue l'iPhone d'Apple. Parmi les nombreuses fonctionnalités du bidule (il semblerait que l'on puisse même téléphoner avec, mais je n'ai pas encore tout testé), il en est une un peu inattendue : la possibilité de lire des livres électroniques. Bien que cette fonction normalement dévolue aux "Readers" purs et durs, ces terminaux utilisant des écrans spécifiquement conçus pour la lecture, soit accessoire sur l'iPhone, il faut reconnaître que ce dernier s'acquitte plutôt bien de cette tâche.
Lorsque l'on souhaite lire un livre sur son iPhone, on peut s'y prendre de multiples façons. L'une des plus faciles est d'utiliser une des applications dédiées à la lecture disponibles sur l'App Store, le centre de téléchargement des logiciels d'Apple, accessible depuis le logiciel iTunes. Les deux principales applications sont Stanza et eReader. Je ne parlerai ici que de Stanza, dont l'interface est en français, qui se révèle en pratique bien plus facile à utiliser que eReader et qui propose une meilleure offre de contenu en français.

Page d'accueil de Stanza - Bibiliothèque
Il ne suffit cependant pas d'avoir un logiciel de lecture, encore faut-il avoir un peu de contenu. Pour cela, Stanza propose un catalogue en ligne directement accessible depuis l'application. Beaucoup des livres à télécharger sont payants et en anglais, mais Stanza offre la possibilité d'accéder au contenu du site Feedbooks qui propose des livres du domaine public, dont des centaines sont en français, et c'est là que Stanza commence à devenir vraiment intéressant pour nous lecteurs...

Catalogue en ligne de Stanza
Pour faire votre choix parmi les oeuvres de Feedbooks, vous avez différents modes de tri, vous permettant de parcourir le catalogue. Pour l'anecdote, le tri par popularité fait ressortir en première place le Kama Sutra, puis Guerrier de Lumière, de Paulo Coelho, suivi des Fleurs du mal de Baudelaire...

Livres francophones les plus populaires
Il y a un peu de tout dans cette offre de Feedbooks, mais il y a surtout de véritables chefs-d'oeuvre, et de quoi vous occuper pendant de longues heures de lecture. Voici ci-dessous un aperçu de ma bibliothèque mobile : vous constaterez que Stanza affiche les couvertures à la manière des pochettes de CD dans les iPod ou dans iTunes (mode "cover-flow"), mais il est possible de les afficher plus sobrement. Notez que les couvertures par défaut sont assez moches, mais il est possible de les remplacer très facilement par vos propres images (je n'ai pas pris le temps de le faire).

Ma bibliothèque en mode "cover-flow"
A propos de personnalisation : en plus des couvertures, et des titres des livres, il est possible de modifier la police, la taille des caractères, la couleur du fond, etc. Presque tout est paramétrable dans Stanza, ce qui permet de l'adapter au mieux à vos convenance pour lire dans les meilleures conditions possibles.
En pratique, lire sur iPhone est tout à fait possible : l'écran est - tout juste - assez grand et suffisamment lisible pour que l'exercice ne soit pas trop fatiguant. Pour avoir testé la lecture sur ebook, je confirme que la lecture sur l'écran de l'iPhone est plus fatiguante que sur un vrai terminal prévu à cet effet, mais c'est tout à fait acceptable. De manière étonnante, le plus gênant en pratique est cette sensation de perte de repère dans le livre : on n'appréhende pas l'épaisseur du livre. De plus, la notion de nombre de pages dans un livre électronique est très relative puisque dépendant de la taille des caractères et de la taille de l'écran... Du coup, Stanza affiche votre position dans le livre en pourcentage : assez perturbant...

Se repérer dans sa lecture avec Stanza...
Bref, la lecture d'un livre électronique sur iPhone n'est pas encore aussi confortable que la lecture d'un vrai livre papier, mais il faut tout de même reconnaître qu'il est assez extraordinaire de pouvoir emporter dans un volume plus réduit qu'un livre de poche des centaines de chefs-d'oeuvre de la littérature, accessibles à tout moment.
8 13 juillet 2009
Surdouée - Nikita Lalwani
Rumi est une surdouée des mathématiques. Ses parents, immigrés indiens, depuis peu en Angleterre, considèrent ce talent comme la clé qui ouvrira grand les portes de l'intégration à leur fille, et à toute la famille. L'importance de l'enjeu justifie aux yeux des parents de Rumi une discipline de fer : une pression de tous les instants qui deviendra bien vite insupportable pour la jeune fille devenue adolescente...
Si vous tombez sur ce livre dans une librairie, peut-être aurez-vous la curiosité de lire la quatrième de couverture. Vous y trouverez alors deux extraits de critiques tirées de journaux anglophones, voyant en "Surdouée" un roman "superbe, brillamment écrit", "pertinent, subtil et original"... Je ne vais pas attendre la fin de ce billet pour vous dire qu'en ce qui me concerne, j'ai trouvé que ce roman ne méritait peut-être pas tant d'éloges. Le roman est intéressant, mais il ne m'a pas donné cette impression d'être si bien écrit, ni d'être si original : l'un des thèmes principaux du roman, l'adolescence, est bien traité, mais de manière assez classique me semble-t-il.
L'aperçu que donne le roman du mode de vie d'une famille d'immigrés indiens en Angleterre est en revanche plus original et intéressant. On y découvre le poids un peu étouffant des traditions, des principes, de la religion, des tabous :
"- Nos bébés ne naissent pas comme ça. Il n'y a que les blancs qui ont des relations sexuelles.
Rumi secoua la tête et leva les yeux vers sa mère.
- Mais en biologie, on a appris que...
- Oublie leur biologie. C'est la biologie des Blancs. Nous, on ne fait pas ces choses-là.
- Mais alors, ils viennent d'où, les bébés ?
- De la prière. Comme toi." (p.109)
On constate également que la société indienne est restée fortement misogyne :
"Excitée, à bout de souffle, elle venait de découvrir qu'elle pouvait passer l'examen d'entrée en médecine malgré son parcours littéraire. Mais son père avait balayé la chose d'un ton affable :
- Si tu deviens toi-même docteur, comment veux-tu qu'on trouve un docteur pour t'épouser ? Tu seras beaucoup trop qualifiée, beti. Il est temps que tu te maries." (p.66)
Pertinents également, les rapports complexes de l'adolescente avec sa mère, Shreene, et surtout avec le père, Mahesh, autoritaire et inflexible.
Finalement, un bon roman, pas exceptionnel et non dépourvu de quelques longueurs par-ci par-là, mais plaisant malgré tout. En ces temps de vacances, on peut également noter qu'il s'agit d'une lecture plutôt facile, que vous pourrez donc emmener dans votre sac de plage...
"Surdouée" de Nikita Lalwani
Flammarion, 334 pages, 19 €.


















