Romans et Lectures - Blog de lecture

Chroniques littéraires, commentaires, critiques et fiches de lectures : bienvenue sur le blog de lecture de Calepin.

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16 01 octobre 2009

Test express du Cybook Opus de Bookeen

En me baladant à la Fnac, je suis tombé sur un exemplaire du Cybook Opus (livre numérique fabriqué par Bookeen) en démonstration. J'en ai profité pour réaliser un petit test, afin de voir si les ebooks (ou livres électronique, ou liseuses, ou lecteurs, ou readers...) avaient un peu progressé depuis mon précédent test du Reader PRS-505 de Sony, il y a presque un an...

cybook_fnac

Après avoir rapidement navigué dans le menu de l'appareil (et avoir constaté d'emblée une certaine lenteur), j'ai donc fait un petit essai de lecture. Comme pour ma dernière expérience de lecture sur un engin de ce type, j'ai été très impressionné par le confort de lecture, vraiment étonnant. L'écran est insensible aux reflets et les caractères sont très lisibles. Mais le "blanc" de la page a toujours cet aspect un peu grisâtre que je trouve assez triste. Quand au changement de page, il n'est toujours pas instantané, et le passage au noir complet de l'écran entre chaque page, bien que très bref (quelques milisecondes), est toujours présent.

Petite nouveauté sur ce modèle : l'accéléromètre. En fonction de la position de l'appareil, l'affichage passe en mode "portait" ou "paysage". Une bonne idée sur le papier (éléctronique, ha ha), mais en pratique, la lenteur de réaction de l'appareil rend le passage d'un mode à l'autre assez pénible...

Dans la main, l'appareil est très agréable, tout en rondeurs et très léger (150g). Peut-être un peu trop léger d'ailleurs : il donne une impression de relative fragilité. Il est moins bien fini que le Reader de Sony.

La bonne surprise de ce lecteur, c'est son contenu. L'appareil est livré avec une petite centaine d'oeuvres, certes libres de droit, et pour environ la moitié en anglais, mais parmi les oeuvres en français, j'ai eu le plaisir de retrouver "Les frères Karamazov" de Dostoïevsky, "Du côté de chez Swann" de Proust ou le très à la mode "Ainsi parlait Zarathoustra" de Nietzsche. Si l'on compare le prix d'achat de la version papier de l'ensemble des livres contenus dans l'appareil et le prix d'achat du bidule (249 €), l'achat d'un livre électronique pour un "gros" lecteur se défend.

Bilan :

Points positifs : confort de lecture, légèreté, autonomie, contenu, format.

Points négatifs : lenteur, interface austère, affichage en niveaux de gris triste, prix ?

L'appareil est vraiment pratique, très fonctionnel, léger, mais certaines limitations (lenteurs, écran monochrome) donnent encore l'impression que le meilleur du livre électronique reste à venir...

Caractéristiques :

Dimensions : 108 x 10 x 101mm
Poids : 150 g
Ecran : 5'' Monochrome 800x600 pixels
Mémoire : 1 Go + emplacement pour carte microSD 4 Go maxi
Autonomie : 8000 pages
Formats reconnus : Adobe ePub/PDF, Txt, Jpg, Gif, PNG

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Posté par Calepin à 08:33 dans Livre électronique / ebook

14 18 juillet 2009

Le livre numérique réinvente la notion de propriété

Les amateurs de musique ayant acheté de la musique sur Internet puis ayant tenté de transférer leurs achats sur plusieurs ordinateurs et/ou lecteurs de musique savent que la notion de possession pour un fichier numérique est toute relative. En effet, vous pourrez un jour vous voir bloquer l'utilisation de ces fichiers parce que vous avez dépassé le quota de terminaux autorisés, alors même que vous avez acheté ce fichier et que vous en êtes en théorie propriétaire. Si vous vous en plaignez, on vous rétorquera vous étiez prévenu, qu'il vous appartenait de lire les mentions légales avant d'effectuer votre achat et de vous intéresser un peu plus aux fameux DRM attachés au fichier en votre possession...

Orwell - 1984

Il semblerait que le livre numérique prenne le même chemin, de façon plus subtile cependant si l'on en croit un article lu hier sur Gizmodo. Il semblerait en effet que les acheteurs du roman "1984" de Georges Orwell, sous forme de livre numérique, aient vu leur fichier brutalement supprimé de leur Kindle (le lecteur de livres numériques d'Amazon) pour de sombres raisons juridiques. Accepteriez-vous que votre libraire frappe à votre porte et vous réclame le livre qu'il vous a vendu la veille ? De quoi alimenter le débat sur le livre numérique initié ici...

Edit. 16h00 : Keisha me signale que cette mésaventure a également inspiré Cachou ce matin (oui, je suis un peu en retard dans mes lectures de flux RSS...)

Edit. du 19/07 : Mon article n'explique pas comment Amazon a pu effacer ces fichiers du Kindle. En fait, il faut savoir que le Kindle n'utilise pas le réseau Wifi  pour se synchroniser avec un ordinateur personnel, mais le réseau sans-fil haute vitesse de l'opérateur américain Sprint (l'équivalent de notre réseau 3G). Les achats de livre se font ainsi directement sur le Kindle lui-même. Il semblerait qu'Amazon soit capable, via ce réseau sans-fil, de contrôler le Kindle et notamment d'effacer certains fichiers...

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Posté par Calepin à 11:34 dans Livre électronique / ebook

11 16 juillet 2009

Lire sur son iPhone avec Stanza

Je fais partie depuis peu des heureux possesseurs de cet admirable couteau-suisse informatique que constitue l'iPhone d'Apple. Parmi les nombreuses fonctionnalités du bidule (il semblerait que l'on puisse même téléphoner avec, mais je n'ai pas encore tout testé), il en est une un peu inattendue : la possibilité de lire des livres électroniques. Bien que cette fonction normalement dévolue aux "Readers" purs et durs, ces terminaux utilisant des écrans spécifiquement conçus pour la lecture, soit accessoire sur l'iPhone, il faut reconnaître que ce dernier s'acquitte plutôt bien de cette tâche.

Lorsque l'on souhaite lire un livre sur son iPhone, on peut s'y prendre de multiples façons. L'une des plus faciles est d'utiliser une des applications dédiées à la lecture disponibles sur l'App Store, le centre de téléchargement des logiciels d'Apple, accessible depuis le logiciel iTunes. Les deux principales applications sont Stanza et eReader. Je ne parlerai ici que de Stanza, dont l'interface est en français, qui se révèle en pratique bien plus facile à utiliser que eReader et qui propose une meilleure offre de contenu en français.

Stanza : écran d'accueil
Page d'accueil de Stanza - Bibiliothèque

Il ne suffit cependant pas d'avoir un logiciel de lecture, encore faut-il avoir un peu de contenu. Pour cela, Stanza propose un catalogue en ligne directement accessible depuis l'application. Beaucoup des livres à télécharger sont payants et en anglais, mais Stanza offre la possibilité d'accéder au contenu du site Feedbooks qui propose des livres du domaine public, dont des centaines sont en français, et c'est là que Stanza commence à devenir vraiment intéressant pour nous lecteurs...

Stanza - Catalogue en ligne
Catalogue en ligne de Stanza

Pour faire votre choix parmi les oeuvres de Feedbooks, vous avez différents modes de tri, vous permettant de parcourir le catalogue. Pour l'anecdote, le tri par popularité fait ressortir en première place le Kama Sutra, puis Guerrier de Lumière, de Paulo Coelho, suivi des Fleurs du mal de Baudelaire...

Stanza - Livres francophones populaires
Livres francophones les plus populaires

Il y a un peu de tout dans cette offre de Feedbooks, mais il y a surtout de véritables chefs-d'oeuvre, et de quoi vous occuper pendant de longues heures de lecture. Voici ci-dessous un aperçu de ma bibliothèque mobile : vous constaterez que Stanza affiche les couvertures à la manière des pochettes de CD dans les iPod ou dans iTunes (mode "cover-flow"), mais il est possible de les afficher plus sobrement. Notez que les couvertures par défaut sont assez moches, mais il est possible de les remplacer très facilement par vos propres images (je n'ai pas pris le temps de le faire).

Stanza - Mode Cover-flow
Ma bibliothèque en mode "cover-flow"

A propos de personnalisation : en plus des couvertures, et des titres des livres, il est possible de modifier la police, la taille des caractères, la couleur du fond, etc. Presque tout est paramétrable dans Stanza, ce qui permet de l'adapter au mieux à vos convenance pour lire dans les meilleures conditions possibles.

En pratique, lire sur iPhone est tout à fait possible : l'écran est - tout juste - assez grand et suffisamment lisible pour que l'exercice ne soit pas trop fatiguant. Pour avoir testé la lecture sur ebook, je confirme que la lecture sur l'écran de l'iPhone est plus fatiguante que sur un vrai terminal prévu à cet effet, mais c'est tout à fait acceptable. De manière étonnante, le plus gênant en pratique est cette sensation de perte de repère dans le livre : on n'appréhende pas l'épaisseur du livre. De plus, la notion de nombre de pages dans un livre électronique est très relative puisque dépendant de la taille des caractères et de la taille de l'écran... Du coup, Stanza affiche votre position dans le livre en pourcentage : assez perturbant...

Stanza - Se repérer dans sa lecture
Se repérer dans sa lecture avec Stanza...

Bref, la lecture d'un livre électronique sur iPhone n'est pas encore aussi confortable que la lecture d'un vrai livre papier, mais il faut tout de même reconnaître qu'il est assez extraordinaire de pouvoir emporter dans un volume plus réduit qu'un livre de poche des centaines de chefs-d'oeuvre de la littérature, accessibles à tout moment.

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Posté par Calepin à 13:19 dans Livre électronique / ebook

7 19 mars 2009

Ebook du futur : une version pliable en vidéo

L'objet est encore virtuel, mais nos livres ressembleront peut-être à cela dans quelques années... Vous noterez sur cette vidéo dénichée chez Aldus qu'il faut un certain coup de poignet pour piloter l'engin. Une gestuelle très tennistique, qui devrait apporter son lot de book-elbows...

Commentaires (7)
Posté par Calepin à 22:02 dans Livre électronique / ebook

9 07 novembre 2008

Ebook : ça ne fait que commencer ! [Sony Reader PRS-700]

Livre électronique/numérique - Ebook - Sony Reader PRS-700

"- Ouaah, super ton livre de poche, c'est quoi ?

- Oh ça ? C'est une édition brochée de cette année. Tu as vu ce papier-impression mat ivoire recyclé 90 g/m² ?

- Ouaou, pas mal... Moi c'est un 80 g/m2 d'il y deux ans, on sent vraiment la différence... Fais voir la couverture...

- C'est du 300 g/m² vernis offset. La classe non ?

- La vache. C'est vraiment le top. Il faut vraiment que je change le mien..."

Absurde ? Avec l'arrivée du livre numérique (ou ebook, ou e-book comme vous préférez), c'est pourtant le genre de dialogues que vous allez entendre dans le métro ou que vous allez lire sur les blogs et les forums. Car les fabricants nous font avec le livre numérique le même coup qu'avec l'appareil photo numérique. Avant l'appareil photo numérique, on parlait image, maintenant on parle appareil photo. Avant le livre numérique, on parlait roman, maintenant on va parler livre numérique.

Parmi les exploits du numérique, l'un des plus forts est cette faculté à donner une importance disproportionnée à l'outil. Bientôt, au lieu de faire des fiches de lectures, les blogs de lecture feront des billets sur les dernières avancées technologiques du livre numérique en matière de profondeur des gris, résolution et taille d'écran, capacité mémoire, puissance du processeur, formats reconnus, technologie d'écran, etc.

Et parce que je ne suis pas à une contradiction près, je vais d'ailleurs m'empresser de réaliser cette prédiction.  Maintenant. Sous vos yeux ébahis.

Car pourquoi ce message ? Parce que j'écrivais dans mon précédent billet sur le Sony Reader PRS-505 qu'il serait plaisant d'avoir un écran tactile pour y saisir des annotations... Et je découvre aujourd'hui qu'un nouveau modèle, un peu plus haut de gamme, le Sony Reader PRS-700, offrira cette fonction (un stylet permet de saisir du texte sur un clavier virtuel). L'écran tactile permettra également de tourner les pages d'un glissement de doigt. Ce nouvel ebook présentera de plus l'éclairage de l'écran et une capacité de stockage accrue. C'est génial, mais ces nouvelles fonctions qui apparaissent tous les 3 mois, démodant aussitôt le modèle dernier cri chèrement acquis, ça a tout de même un air de déjà vu, non ?

Et je ne suis pourtant pas un technophobe radical. Au contraire. Ainsi, cette magnifique photo (non... pas celle ci-dessus, celle-ci...) a été prise par votre serviteur avec un réflex numérique, qui a succédé à un réflex numérique, qui a lui-même succédé à un compact numérique. Et j'aurais également pu prendre le cliché avec l'appareil photo intégré au smartphone que j'avais dans la poche... D'ailleurs, je ne me fais pas d'illusion sur mon cas, et j'imagine que je ne serai pas le dernier à lire sur un ebook. Mais tout de même, cette sempiternelle course technologico-marketing est-elle bien raisonnable ?

Note du 20 mars 2009 : Il semblerait que le Sony Reader PRS-700 ne soit finalement pas commercialisé en France...

PS1 : J'ai tout à fait conscience des contradictions voire de la mauvaise foi de ce billet. Les bibliophiles me diront ainsi qu'ils n'ont pas attendu l'ebook pour s'extasier sur l'outil. Et les photographes se passionnaient bien avant le numérique pour les progrès constants de leurs appareils ou pour les avancées de la chimie de leurs négatifs (de plus, ils ne font pas que parler de leur super-réflex-14-millions-de-pixels-à-capteur-stabilisé : certains prennent des photos avec...). Mais est-ce vraiment comparable à ce que nous avons connu (et ce qui nous attend) avec le numérique ?

PS2 : Mon prochain billet sera une fiche de lecture. Promis.

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Posté par Calepin à 12:05 dans Livre électronique / ebook

21 03 novembre 2008

Test d'un livre électronique ou ebook [Sony Reader PRS-505]

En promenade de reconnaissance pour de possibles achats de (vrais) livres à la FNAC, je suis tombé sur un exemplaire de démonstration du fameux "Reader" de Sony. Il s'agit du dernier livre électronique (ou ebook) de la marque japonaise : un appareil dont on parle beaucoup en ce moment. Mon sang de lecteur ne fit qu'un tour et je décidai aussitôt de me lancer dans un petit test express de cet objet que l'on annonce comme le remplaçant de nos chers livres papiers...

Livre électronique / numérique - Ebook - Sony Reader PRS-505

1. Le test

Aspect

L'appareil est présenté dans un élégant étui en cuir marron, étui qui s'ouvre... comme un livre. L'appareil a la taille d'un livre de poche très fin (8 mm) et reste donc assez léger (il pèse 250 grammes). Tout en métal (aluminium brossé), il semble bien fini et solide. Les parties supérieures et inférieures de l'appareil sont en métal chromé. On aime ou pas : c'est une affaire de goût.

L'écran

C'est l'élément le plus important d'un tel appareil. Pour ceux qui sont un peu réfractaires à la technique, je rappelle que les écrans de ces appareils ne sont pas du tout les mêmes que ceux de nos ordinateurs : ils utilisent une "encre électronique" (on peut aussi parler de papier électronique) à la place des habituelles diodes de nos écrans plats. Ces écrans ont comme avantages d'être très adaptés à la lecture et de consommer très peu d'électricité, mais ils sont monochromes et leur faible réactivité ne leur permet pas d'afficher correctement des images animées. Il faut savoir également que ces écrans utilisant l'encre électronique ne sont pas rétro-éclairés comme ceux de nos écrans d'ordinateur : on ne peut donc pas lire dans l'obscurité (comme pour les vrais livres). Sony propose en option une sorte de protection d'écran transparente qui fait office d'éclairage d'appoint mais celle-ci consommant de l'électricité, l'autonomie du "Reader" doit en être grandement diminuée.

La première remarque que je me suis faite en découvrant une page sur ce fameux écran a été : que c'est triste ! car l'image est très lisible mais un peu grisâtre. Le fond de la page n'est pas aussi blanc qu'une vraie feuille papier mais semble plutôt gris clair, ce qui donne cette impression de tristesse. En revanche, le texte est très lisible quel que soit l'éclairage. Aucun reflet ne vient perturber la lecture. L'écran est d'aillleurs légèrement mat, ce qui doit contribuer à limiter les reflets. Accessoirement cet aspect mat de l'écran évite les traces de doigts : je l'ai d'ailleurs (assez fourbement il faut bien le reconnaître) testé. Je tiens cependant à rassurer la FNAC : la maltraitance de leur appareil s'est arrêté là (je n'ai fait subir aucun crash-test digne de ce nom au bidule).

Une autre  remarque concernant l'écran : il est un peu dommage qu'il ne soit pas plus grand et qu'il n'occupe pas toute la surface de l'appareil : le confort de lecture n'en aurait été que meilleur. D'accord, la place non occupée par l'écran est reservée aux boutons, mais ne pouvait-on les placer sur les côtés (tranches) de l'appareil ?

Utilisation

L'appareil est doté de nombreux boutons pour naviguer dans les menus, zoomer ou tourner les pages. Ils doivent être assez bien pensés (ou je suis doté d'une intelligence pratique au-dessus de la moyenne mais j'ai tendance à privilégier la première hypothèse), car j'ai pu naviguer dans l'appareil sans avoir recours au mode d'emploi. Les deux boutons en forme de demi-cercle servant à tourner les pages m'ont semblé cependant un peu petits et bizarrement placés dans une concavité de l'appareil. On doit pouvoir faire plus pratique. Pour tourner les pages, on peut également utiliser les touches en bas à gauche ou saisir directement un numéro de page à l'aide des petites touches disposées en colonne (ça ne vaut pas la disposition en clavier numérique) à droite de l'écran  .

On peut facilement agrandir les caractères du texte affiché : un très bon point pour les personnes à la vue défaillante et un avantage non négligeable sur le livre papier.

En bricolant un peu les boutons, on découvre les différents menus de l'appareil et surtout son contenu. On remarque au passage que l'on peut lire des fichiers musicaux (pratique pour lire en musique ou écouter des livres audios) et afficher des photos (bien sûr uniquement en noir et blanc, mais l'aspect désuet des images ainsi affichées n'est pas forcément désagréable). Un détail concernant l'affichage des photos : comme l'appareil ne consomme pas d'électricité une fois l'image formée sur l'écran, celui-ci peut servir de cadre photo numérique (plutôt écologique en plus).

L'appareil que j'ai eu entre les mains contenait deux ou trois extraits de livres, juste de quoi faire quelques essais de lecture. Les menus sont assez bien faits, mais tout cela est un peu triste, absence de couleur oblige...

A l'usage, l'appareil est assez plaisant, et la lecture est bien plus confortable et reposante que sur l'écran d'un ordinateur. Le texte est très net et toujours lisible : on est très proche du confort de lecture d'un véritable livre papier. Cependant, deux points m'ont un peu chagriné :

Lorsque l'on change de page, l'écran réagit curieusement. Il devient un court moment entièrement noir avant d'afficher la page demandée. Ce "flash noir" est assez déroutant. Peut-être s'y habitue-t-on à la longue, mais j'ai trouvé que cela cassait un peu le rythme de la lecture.

Une autre chose : j'ai trouvé l'appareil un peu lent. Lorsque l'on navigue dans les menus notamment, il a besoin d'un petit temps de réaction qui n'est pas gigantesque, mais on ne peut pas dire que l'appareil réagisse immédiatement. Il faut de plus espérer que ce temps de réaction n'augmente pas lorsque l'appareil contient un grand nombre de documents...

2. Quelques caractéristiques techniques

De retour chez moi après ce petit test, je me suis rendu sur le site de Sony (sur cette page plus précisément) afin de savoir ce que la bête avait dans le ventre...

L'appareil est doté d'une mémoire interne de 192 Mo, lui permettant de stocker environ 160 livres électroniques selon le constructeur. 160 livres, c'est beaucoup, mais 192 Mo, c'est vraiment peu à l'heure où les lecteurs mp3 d'entrée de gamme ou les clés usb récentes offrent des capacités de stockage bien plus importantes...

On pourra cependant facilement augmenter cette capacité en ajoutant une carte mémoire (MemoyStick ou SD).

Les formats reconnus par l'appareil sont les suivants : EPUB eBook, BBeB eBook, Adobe® PDF, Microsoft® Word, TXT et RTF (personnellement, je ne connaissais pas les deux premiers).

Je note que le format HTML n'est pas reconnu. Moi qui m'imaginais pouvoir lire hors-connexion sur un écran reposant pour mes yeux fatigués tous ces billets ou autres sites web que je n'ai pas toujours le temps de lire : c'est raté.

L'autonomie est annoncée en nombre de pages vues (en effet, une fois la page affichée, il n'y a plus de consommation d'électricité : un des avantages de la technologie encre électronique). On peut lire plus de 6000 pages avant de devoir recharger l'appareil. Au sujet de l'autonomie, je note d'ailleurs que l'appareil présenté à la FNAC n'était pas relié au secteur  (comme c'est par exemple le cas pour les ordinateurs portables exposés dans le magasin) et présentait une jauge d'énergie au maximum lorsque je l'ai essayé, en fin de matinée.

Dernière caractéristique de taille : le prix. A 299 euros, il faut lire pas mal de livre électroniques gratuits pour l'amortir...

3. La concurrence

Il existe d'autres livres électroniques sur le marché français : l'Iliad de iRex Technologies et le Cybook Gen3 de Ebooken. Le Kindle d'Amazon n'est pas encore distribué en France.    

4. Les questions en suspens

Le livre électronique appelle de nombreuses questions dont certaines rappelleront beaucoup de souvenirs aux "consommateurs" de musique numérique (je pense aux fameux DRM). Comment se procurer des livres ? Combien coûtent ces livres électroniques ? Les (vrais) livres sont-ils tous déclinés en version électronique ? Est-il facile de trouver des livres électroniques gratuits ? La mise en page est-elle correcte ? Faut-il acheter maintenant ? A quand la couleur ? A quand un écran tactile et un stylet pour pouvoir enregistrer des annotations ? Va-t-on enfin se mettre d'accord sur la manière d'écrire ebook (e-book, E-book, Ebook, eBook, etc.) ? Peut-on jouer au Sudoku sur un livre électronique ?...

Autant de questions essentielles que je laisserai en suspens ici afin de ne pas rendre cet article plus long qu'il n'est déjà. Mais cela fera très certainement l'objet d'un prochain billet...

5. L'avenir du livre ?

Que l'on soit simple lecteur ou professionnel de l'édition, le livre électronique ne peut laisser indifférent. En tant que lecteur, difficile de s'imaginer que cet amas de métal froid et de plastique vaguement inodore va remplacer nos chers bouquins. Et pourtant, l'idée de partir en vacances avec dans le creux de sa poche l'essentiel de sa bibliothèque ne laisse pas indifférent... Alors, est-ce cela l'avenir du livre ? Il est fort probable que livre papier et livre électronique vont encore longtemps se côtoyer, mais le livre papier peut raisonnablement commencer à s'inquiéter pour son existence...

A lire également : Livre numérique : ça ne fait que commencer ! [Sony Reader PRS-700]

Commentaires (21)
Posté par Calepin à 11:16 dans Livre électronique / ebook

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