Messages correspondant à votre recherche :
9 14 août 2008
Blog en vacances (enfin !)

Un petit message pour vous signaler mon absence pendant 15 jours. Pas de messages jusque là car pas d'internet (vais-je tenir psychologiquement ?) mais je jetterai peut-être de temps en temps un oeil sur les commentaires si je trouve une connexion... J'emporte quelques lectures bien-sûr, parmi lesquelles : "La reine des pommes" de Chester Himes, "Une pièce montée" de Blandine Le Callet, "Une Gourmandise" de Muriel Barbery, "Cher premier amour" de Zoé Valdes, et quelques autres encore, à découvrir à partir du 1er septembre. A bientôt et bonnes lectures !
PS : la photo n'a rien à voir avec ma destination, puisque je pars en Bretagne, mais j'espère une réaction d'orgueil des bretons avec un soleil au moins aussi radieux... :)
Photo : We need you, Muha, Flickr
8 11 août 2008
Typhon - Joseph Conrad
Voici un court roman qui se prête aisément à l'exercice du résumé. L'austère capitaine Mac Whirr, commandant du vapeur Nan Shan affronte en pleine mer de Chine une tempête d'une rare violence, le fameux typhon...

Il est des livres dont vous devinez l'hstoire dès les premières lignes. Typhon fait mieux en vous laissant deviner le récit à la seule lecture de ce titre lapidaire mais évocateur. Point de scénario alambiqué au dénouement inattendu ici. Le roman donne un peu le sentiment d'être pour Joseph Conrad un prétexte, un moyen de laisser libre court a de somptueuses descriptions marines, à de vigoureux tableaux du déchaînement des éléments.
Typhon, c'est aussi une galerie de personnages, avec le capitaine Mac Whirr et son équipage. Si Conrad a un peu forcé le trait sur le côté obtus du capitaine dans les premières pages, les choses s'arrangent un peu en cours de récit, et le bonhomme, quoique toujours bourru, gagne un peu en profondeur.
"L'ouragan qui met les flots en démence, qui fait sombrer les bateaux, et qui déracine les arbres, qui renverse les murailles et précipite l'oiseau de l'air contre le sol, l'ouragan avait rencontré sur sa route cet homme taciturne et son plus grand effort n'avait que pu lui arracher quelques mots."
A propos des personnages, on retrouve dans Typhon, le dur traitement du "sauvage" à la fois dans les faits et dans le vocabulaire employé, certes reflet d'une époque, mais toujours un peu dérangeant et surprenant pour le lecteur "moderne".
Plus que l'analyse des personnages et des rapports avec le chef héroïque, analyse un peu sommaire que le format réduit de l'ouvrage explique certainement, l'intérêt de ce roman d'aventure reste l'écriture, somptueuse, dont Gide, le traducteur, ne doit pas être étranger. Bien sûr, le style peut paraître lourd et très littéraire, et je comprends que l'on puisse être réfractaire à ce type d'écriture et lui reprocher un apparent manque de légèreté... C'est pour moi cependant un régal de lecture, de celles que l'on parcourt avec une respectueuse admiration.
Un livre également lu et apprécié par Gangoueus.
PS1 : ce livre est disponible en ebook gratuit à cette adresse.
PS2 : pour plus d'informations sur Gide traducteur, cet article sur un blog très documenté consacré à Gide.
9 06 août 2008
Fight Club - Chuck Palahniuk [suite]
"La deuxième règle du fight club est : il est interdit de parler du fight club."
Alors, je vous refais le coup de mon précédent billet ?
Il est bien gentil Tyler Durden, le double nocturne du héros de Fight Club et auteur de ce règlement, mais j'aimerais bien tout de même dire deux ou trois mots sur le roman de Chuck Palahniuk...
"On se trouve pris au piège de son adorable nid d'amour, et les choses qu'on possédait, ce sont elles qui finissent par nous posséder."
"La publicité les fait tous courir après des voitures et des vêtements dont ils n'ont pas besoin. Ils travaillent dans des métiers qu'ils haïssent, par générations entières, uniquement pour pouvoir acheter ce dont ils n'ont pas vraiment besoin."
Fight Club est donc une critique musclée et radicale de notre société de consommation. Tyler Durden, le double du héros de Fight Club, propose une solution radicale à notre dépendance vis-à-vis des objets : le nettoyage à la dynamite. Et on comprend bien vite que sa solution pour débarrasser la planète de l'ensemble de ses travers passe par ce genre de solutions radicales... En fait, la solution de Tyler à tout problème semble être la destruction et l'autodestruction. On fait place nette et on repart de zéro...
"A l'époque, ma vie me donnait l'impression d'être trop complète, et peut-être qu'il nous faut tout démolir pour faire quelque chose de mieux de nous-mêmes."
Mais si l'on peut à la limite comprendre cette volonté de destruction dans une logique anti-consumériste anarchique, on comprend moins lorsque le héros veut détruire la terre entière...
"Je voulais détruire tout ce que je n'aurais jamais de beau. Bruler les fortes amazoniennes. Pomper les chlorofluorocarbures droit vers le ciel pour gober tout l'ozone. Ouvrir les vannes de purge des super-pétroliers et détacher les têtes des puits de pétrole en haute mer [...]."
Et l'on ressent toute la complexité du personnage, une complexité que Palahniuk a matérialisée en créant ce double de son héros, avec d'un côté un autodestructeur motivé par ses pulsions suicidaires et de l'autre un double destructeur dogmatique motivé par une idéologie révolutionnaire et anarchique en la personne de Tyler Durden, une sorte de Dr Jekyll et Mr Hyde moderne.
Il est à noter que l'écologie a également sa place dans Fight Club, mais le sujet est également traité sur un mode radical...
"Le recyclage et les limitations de vitesse sont de la connerie, a dit Tyler. Comme quelqu'un qui cesserait de fumer sur son lit de mort."
"Le Projet Chaos va forcer l'humanité à se mettre en sommeil ou en rémission suffisamment longtemps pour que la terre récupère de ses maux."
Anarchique, révolutionnaire, nihiliste, punk ? Je ne sais quel adjectif correspond le mieux à ce roman hors-norme, drôle et violent, au style haletant comme les combats qui le parsèment. Un roman que j'ai personnellement bien aimé, mais que je ne conseillerai cependant qu'avec précaution tant il peut être dérangeant...
Fight Club a été porté à l'écran par David Fincher en 1999, une adaptation très réussie avec un Brad Pitt convaincant en Tyler Durden. En commentaire du précédent billet sur Fight Club, certains d'entre vous se demandaient s'il y avait un intérêt à lire ce roman après avoir vu le film et donc en connaissant la fin. Il faut donc savoir que le film ne respecte pas la fin du livre...

Du côté des blogs de lecture, Fantasio a également bien aimé ce roman. Constance n'a pas accroché, mais elle est apparemment tombée sur une mauvaise traduction (avec la palme attribuée à club la Cogne pour traduire fight club...)
PS : j'ai eu du mal de trouver ce roman en librairie, car il était étrangement classé en science-fiction, à la différence des autres ouvrages de Palahniuk (un point qui a également étonné Fantasio).
10 04 août 2008
Nouvelle vitrine
Je projetais depuis quelques temps de rafraîchir la déco de mon blog, que je trouvais un peu fade...
Voilà qui est fait, avec un thème largement inspiré par une récente lecture...
Si vous trouvez la nouvelle déco totalement repoussante, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! (Je ne voudrais pas vous faire fuir non plus...)
Photo : Opus104, 779, Flickr
















