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10 29 septembre 2009
Les cents livres "préférés" des Français
Avez-vous remarqué cette liste, qui circule depuis quelques temps sur les blogs de lecture ? Généralement intitulée Les cents livres préférés des français, cette liste a été un peu détournée par les blogueuses et blogueurs pour en faire une sorte de tag, le jeu consistant à compter les livres lus dans cette liste (afin d'en calculer un score représentatif de la culture littéraire du participant ou de la participante ?).
Mais d'où vient cette fameuse liste ? Il s'agit en fait des résultats d'un sondage de 2004, réalisé par la SOFRES pour le magazine Lire et la SNCF, sur un échantillon de 2000 personnes. Cette liste a été publiée et commentée sur le site du magazine Lire. Comme vous pouvez le constater, elle est un peu datée, et il est fort probable qu'un nouveau sondage donne des résultats un peu différents et fasse notamment apparaître quelques succès de librairie de ces cinq dernières années, tels que Millenium ou le Code de Vinci, l'un des Nothomb ou autre Musso annuels, et peut-être un roman d'Anna Gavalda...
Bref, voici la liste en question. En gras, les livres que j'ai lus (par honnêteté, je n'ai pas compté les livres que je n'ai pas lus intégralement, tels que la Bible ou le petit Larousse...).
1 La Bible (abandonné)
2 Les misérables de Victor Hugo
3 Le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry
4 Germinal d'Emile Zola
5 Le seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien (abandonné)
6 Le rouge et le noir de Stendhal
7 Le grand Meaulnes d'Alain-Fournier
8 Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne
9 Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody
10 Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas
11 La gloire de mon père de Marcel Pagnol
12 Le journal d'Anne Frank d'Anne Frank
13 La bicyclette bleue de Régine Deforges
14 La nuit des temps de René Barjavel
15 Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough
16 Dix petits nègres d'Agatha Christie
17 Sans famille d'Hector Malot
18 Les albums de Tintin de Hergé
19 Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
20 L'assommoir d'Emile Zola
21 Jane Eyre de Charlotte Brontë
22 Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc.
23 Au nom de tous les miens de Martin Gray (vu le film, mais pas lu le livre)
24 Le comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas
25 La cité de la joie de Dominique Lapierre
26 Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley
27 La peste d'Albert Camus
28 Dune de Frank Herbert
29 L'herbe bleue Anonyme
30 L'étranger d'Albert Camus
31 L'écume des jours de Boris Vian
32 Paroles de Jacques Prévert (lu partiellement)
33 L'alchimiste de Paulo Coelho
34 Les fables de Jean de La Fontaine (lu partiellement)
35 Le parfum de Patrick Süskind
36 Les fleurs du mal de Charles Baudelaire (lu partiellement)
37 Vipère au poing d'Hervé Bazin
38 Belle du seigneur d'Albert Cohen
39 Le lion de Joseph Kessel
40 Huis clos de Jean-Paul Sartre
41 Candide de Voltaire
42 Antigone de Jean Anouilh
43 Les lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet
44 Premier de cordée de Roger Frison-Roche
45 Si c'est un homme de Primo Levi
46 Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur
47 Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne
48 Les fourmis de Bernard Werber
49 La condition humaine d'André Malraux
50 Les Rougon-Macquart d'Emile Zola (partiellement)
51 Les rois maudits de Maurice Druon (partiellement)
52 Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand
53 Les hauts de Hurlevent d'Emily Brontë
54 Madame Bovary de Gustave Flaubert
55 Les raisins de la colère de John Steinbeck
56 Le château de ma mère de Marcel Pagnol
57 Voyage au centre d e la Terre de Jules Verne
58 La mère de Pearl Buck (tiens, connais pas celui-là)
59 Le pull-over rouge de Gilles Perrault (idem pour celui-ci)
60 Mémoires de guerre de Charles de Gaulle
61 Des grives aux loups de Claude Michelet
62 Le fléau de Stephen King
63 Nana d'Emile Zola
64 Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur
65 Pour qui sonne le glas d'Ernest Hemingway
66 Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez (abandonné)
67 Oscar et la dame rose d'Eric-Emmanuel Schmitt
68 Robinson Crusoé de Daniel Defoe
69 L'île mystérieuse de Jules Verne
70 La chartreuse de Parme de Stendhal
71 1984 de George Orwell
72 Croc-Blanc de Jack London
73 Regain de Jean Giono (abandonné)
74 Notre-Dame de Paris de Victor Hugo
75 Et si c'était vrai de Marc Levy
76 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
77 Racines d'Alex Haley (connais pas)
78 Le père Goriot d'Honoré de Balzac
79 Au bonheur des dames d'Emile Zola
80 La terre d'Emile Zola
81 La nausée de Jean-Paul Sartre
82 Fondation d'Isaac Asimov
83 Le vieil homme et la mer d'Ernest Hemingway
84 Louisiane de Maurice Denuzière
85 Bonjour tristesse de Françoise Sagan
86 Le club des cinq d'Enid Blyton (mais pas toute la collection...)
87 Vent d'est, vent d'ouest de Pearl Buck (connais pas)
88 Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
89 Les cavaliers de Joseph Kessel
90 Jalna de Mazo de la Roche
91 J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian
92 Bel-Ami de Guy de Maupassant
93 Un sac de billes de Joseph Joffo
94 Le pavillon des cancéreux d'Alexandre Soljenitsyne
95 Le désert des Tartares de Dino Buzzati (abandonné)
96 Les enfants de la terre de Jean M. Auel (connais pas)
97 La 25e heure de Virgil Gheorghiu
98 La case de l'oncle Tom de H. Beecher-Stowe
99 Les Thibault de Roger Martin du Gard
100 Le silence de la mer de Vercors
Soit un peu moins de 50 livres lus, sans compter les abandons. Beaucoup de lectures de second cycle dans cette liste : on ne pourra pas reprocher au lycée de ne pas donner une certaine culture littéraire aux Français...
27 25 septembre 2009
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer et Annie Barrows
Chère Anne,
Je viens de terminer la lecture du "Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates", le roman que tu m'as offert pour mon anniversaire. Tu ne pouvais mieux tomber en m'offrant ce livre au titre pour le moins étonnant (à ce sujet, le titre exact aurait du être "Le cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates de Guernesey", nom officiel et pour le moins original du cercle littéraire dont il est question dans le récit). Tu connais mon attachement (que certains semblent juger immodéré) pour les livres, et ces échanges de lettres entre passionnés de lecture ne pouvait que m'enchanter. Le livre regorge de passages dans lesquels on sent un amour sincère de la part des auteurs pour les livres et la lecture (de petites phrases qui seront sans aucun doute recopiées avec délice par mes amies blogueuses...). J'avoue que la forme épistolaire utilisée par les auteurs m'a au début un peu inquiété. Ce genre a toujours été pour moi associé à des lectures difficiles voire barbantes, mais ce roman m'a démontré qu'il pouvait en être autrement. Rien de pesant ici, les auteurs parviennent par leur bonne humeur à faire oublier que l'on est en train de lire plusieurs dizaines de lettres d'affilée. La légèreté qui se dégage de ce roman au charme un peu désuet est d'autant plus étonnante que certains des sujets abordés (la deuxième guerre mondiale, les bombardements de Londres, l'occupation de l'île de Guernesey par les Allemands...) sont tout sauf légers ! Et pourtant, je garde de cette lecture un souvenir bien agréable, et la romance en toile de fond, dans le plus pur style du roman anglais du 19ème, ne gâche rien ! Bref, je te remercie encore une fois pour ta délicate attention.
Je t'embrasse,
Alexandre
P.S. : Me permets-tu de publier une copie de cette lettre sur mon blog ? Je la posterai sous le pseudonyme de Calepin, même si je sais très bien que tu le trouves un peu ridicule...
"Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates"
de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows
NIL éditions, 391 pages, 19 € 
8 20 septembre 2009
Le Livre sur la Place - Salon du livre de Nancy 2009
Voici quelques images du Salon du Livre de Nancy, dont la 31ème édition s'achève aujourd'hui. De nombreux auteurs ont fait le déplacement pour se prêter de bonne grâce au jeu des dédicaces, dont Erik Orsenna (président du salon), Tatiana De Rosnay, Claude Lanzmann, Pierre Assouline, Alain Baraton, Tahar Ben Jelloun, Claude Lanzmann, Patrick Rambaud, Patrick Fioretto, etc (je n'ai pas vu Nicolas Ancion, qui était pourtant sur la liste des auteurs : j'aurais profité de cette visite pour lui rappeler ses engagements pour le Challenge chick lit for men... ;-)

Le Salon du Livre de Nancy, place de la Carrière.


La foule du samedi après-midi Erik Orsenna refait le monde...


Tatiana de Rosnay Claude Lanzmann
6 17 septembre 2009
Le dernier patriarche - Najat El Hachmi
"Le dernier patriarche", c'est Mimoun Driouch, le "héros" de ce récit qui, du Maroc à l'Espagne, nous fait vivre un périple bien moins reluisant que l'élégante couverture de ce premier roman de la marocaine Najat El Hachmi pourrait laisser penser...
Car si vous imaginez ce patriarche marocain sous les traits d'un personnage altier digne des contes des Mille et Une Nuits, vous risquez d'être déçus par ce pathétique ersatz. Mimoun se révèle être un coureur de jupons désespérant, violent et profondément machiste. Ses frasques rendent le récit assez pesant, et le style de Najat El Hachmi, parfois un peu trop familier, ne parvient pas à motiver le lecteur. Enfin, l'étrange mélange de haine et de complaisance de la narratrice (la fille de Mimoun) pour ce personnage insupportable (il est vrai que les rapports pères/filles peuvent être complexes) ainsi qu'une fin douteuse, finissent de ternir le tableau peu engageant de cette lecture décevante.
Pour compenser cet avis fort négatif, on peut ajouter que l'auteur a reçu avec ce roman le prix Ramon Llull, la plus prestigieuse distinction littéraire de Catalogne d'après le site bladi.net. Précisons donc, afin de prévenir tout règlement de compte (c'est qu'il n'a pas l'air commode ce Mimoun si prompt au coup de poing), que le présent avis n'engage que son auteur, et que tout cela n'est peut-être en définitive qu'une affaire de goûts...
"Le dernier patriarche" de Najat El Hachmi (2009) 
Actes Sud, 366 pages, 22 €
29 09 septembre 2009
Les hommes qui n'aimaient pas les femmes - Millénium 1 - Stieg Larsson
J'ai enfin lu "Millénium", la célèbre trilogie de Stieg Larsson. J''avais mis ces trois gros livres de côté depuis longtemps, les réservant pour les vacances d'été. Les vacances sont finies : il est temps maintenant de faire le bilan de ces lectures estivales en commençant par le premier volet de la série : "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes"...
Tout en étant très heureux de pouvoir enfin me plonger dans ce fameux polar nordique, je dois avouer que j'ai abordé cette lecture d'un oeil plutôt critique : une exigence à la hauteur des louanges dont le livre a pu faire l'objet...
Un début laborieux
En fait, le récit démarre plutôt calmement : Stieg Larsson prend son temps pour camper les personnages et le décor. L'intrigue elle-même met du temps à décoller. En fait, il m'a fallu atteindre la moitié du livre pour véritablement me faire happer par cette histoire de journaliste enquêtant sur une mystérieuse disparition pour le compte d'un riche industriel suédois. Une fois lancé, il faut cependant avouer que l'on a du mal à décrocher...
Un style quelconque ?
Le style de Stieg Larsson n'est pas exceptionnel : certaines phrases ont un peu heurté mes oreilles peut-être trop délicates... Difficile cependant de savoir s'il faut incriminer l'auteur ou les traducteurs. On m'avait prévenu que Stieg Larsson avait tendance à noyer le récit sous une profusion de détails : c'est en effet le cas, et certaines descriptions ont un côté "rapport de police" assez prononcé. Ceci dit, cet aspect presque administratif du texte, écrit au passé, participe à l'atmosphère dramatique : comme tout rapport légiste, on s'attend, plus ou moins consciemment, à ce qu'il se termine par une mauvaise nouvelle...
Un roman écrit pour le cinéma
Pendant ma lecture, j'ai été frappé par le côté "film d'action américain" du roman. L'auteur utilise certaines (grosses) ficelles des films d'action, dont la scène de fusillade haletante ou la course-poursuite effrénée qui se termine (forcément) contre un poids-lourd (dont l'explosion est bien plus photogénique que celle d'une Twingo). Ce premier tome a été adapté pour le grand écran cette année.
La folie Millenium
"Millénium" a rencontré un succès phénoménal, avec plus de huit millions de lecteurs de par le monde dont plus de deux millions en France. Un succès d'autant plus surprenant que chacun des trois tomes de la série comporte plus de 600 pages... Il existe des circuits touristiques à Stokholm pour voir les lieux "cultes" de la saga, le roman a été adapté au cinéma... bref, le jackpot pour les éditions Acte Sud. Autre signe de succès : rares sont les blogs de lecture n'ayant pas publié au moins un article sur "Millénium" (je sais, il était temps que je me réveille).
Découverte de la Suède
Le cadre du roman, la Suède, constitue l'un des aspects les plus originaux du roman. On n'est pas incollable sur la Suède en refermant le roman, mais on a l'impression d'avoir un peu défriché le sujet. Le pays fait l'objet d'un regain d'intérêt depuis la sortie du roman, et les polars scandinaves ont le vent en poupe en librairie.
Succès mérité ?
Mais ce succès planétaire est-il vraiment mérité ? Personnellement, j'ai vu dans ce premier tome un thriller assez classique, avec notamment ses inévitables scènes de violence et de barbarie. J'ai cru un instant qu'il fallait trouver dans le recours à la religion une explication du succès du roman, sur le modèle du "Da Vinci Code", mais il s'avère que la religion a un rôle finalement secondaire dans le récit, voire décoratif. Les personnages en revanche sont plutôt réussis : le journaliste Mickael Blomkvist est suffisamment sympathique pour que l'on suive ses aventures avec intérêt, et Lisbeth Salander apporte au roman ce qu'il faut de mystère, mais aussi de modernité.
Bref, un excellent polar pour les vacances, bien ficelé, qui se lit plus vite que ses plus de 500 pages ne laisse présager, mais un roman qui n'est tout de même pas un chef d'oeuvre... A la fin de ce premier tome (qui se termine vraiment, la lecture de la suite ne s'impose pas), on se demande ce qui a pu déclencher un tel engouement... La solution dans les tomes suivants ?
"Les hommes qui n'aimaient pas les femmes - Millénium 1" de Stieg Larsson (2006)
Actes Sud, Collection Actes noirs, 574 pages, 22 €
30 06 septembre 2009
Apprendre à lire avec "Ratus et ses amis"
En cette période de rentrée, je vous propose un billet un peu inhabituel. "Ratus et ses amis" n'est en effet pas un roman, ni une BD comme le titre ou la couverture pourraient le laisser supposer, mais une méthode de lecture. Plus précisément, il s'agit de la méthode de lecture que viens de sortir très fièrement ma fille de son cartable flambant neuf. Entrée cette année au CP, elle va bientôt elle-aussi connaître les joies de la lecture, un apprentissage que j'observe avec fascination.
"Ratus et ses amis" est une méthode pas toute récente qui se présente en fait sous la forme de deux livres : la méthode de lecture proprement dite et un cahier de lecture contenant des exercices. J'ai feuilleté l'un et l'autre, en portant un peu plus d'attention sur la méthode. J'y ai découvert les subtilités des "phonèmes" et autres "graphèmes", appris que l'on pouvait sentir les "vibrations laryngées" du "g" en plaçant un doigt sur le cou et conclu que l'apprentissage de la lecture était décidément devenu une science bien compliquée... J'ai également lu les petites histoires de Ratus, un "héros" gaffeur que j'ai trouvé bien peu sympathique et un curieux modèle pour de jeunes enfants...
J'ai bien entendu essayé de savoir si "Ratus et ses amis" était une méthode globale, syllabique, mixte ou autre... D'après l'introduction du livre, il semblerait que la méthode permette tout type de démarche pédagogique, au choix de l'enseignant. J'ai cependant trouvé que la méthode allait bien vite en besogne, avec des phrases complètes dès la première leçon... Bon, je ne vais pas entrer dans le débat méthode globale contre méthode syllabique ici. Et puis, je me dis que le b a ba, elle l'a à peu près acquis en collant ces lettres magnétiques qui recouvrent le frigo de la cuisine... Pour cette année de CP, je me contenterai donc d'observer ses progrès, de laisser à l'enseignant la charge de l'apprentissage de la lecture, pour me réserver la charge plus plaisante de transmettre à ma fille le plaisir de la lecture avec les histoires que je lui lis le soir... pour quelques temps encore.
Edit du 1er octobre 2009 : Après un peu plus de deux semaines de méthode globale, l'institutrice est passée à la méthode syllabique. Lignes d'écriture cursive, dictées de fé-fa-fu... La petite progresse à grands pas : pas si mal la méthode Ratus !
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